je fais parti du groupe observation.
Je suis allé au quartier du Luth ce matin, voici le résumé de ma déambulation:
Arrivée à 8H 45 peu de monde sur le parking. Au café, il y a entre 6 et 10 personnes, avec une forte majorité d'hommes d'un certain âge. On dirait un repère des "anciens" du quartier. C'est donc un lieu stratégique intérréssant.
Ensuite j'ai poursuivit ma route vers le cimetière, une tour est en train d'être détruite de ce côté là. La passerelle qui passe au dessus de la A 86 était vide, personne ou presque semble la traverser. Les squares sont vides aussi, mais très bien entretenus.
je discute avec un habitant pour savoir les jours de marché , et il me parle de la brocante, il semble que c'est une habitude installée dans le quartier. Concernant le marché, lui fréquente plutôt celui du "village" (centre ville) juste à côté.
Ensuite ballade vers le coeur du quartier, je vois beaucoup de personnes nettoyer les entrées d'immeuble.
Le seul endroit un peu "vivant" se situe devant le collège où une cinquantaine de jeunes discutent, ils semble faire des allées et venues le long de l'avenue Lucette Majalaigne. (lieu stratégique) j'engage la discussion avec un groupe de jeunes. Une seule jeune adolescente vient du quartier. Elle me dit: "C'est mort ici il n'y a pas assez de choses pour les jeunes." Elle fréquente le club du luth mais trouve qu'ils ne font pas assez d'activités. je lui pose des questions sur les travaux. Elle trouve que les travaux comme celui de l'espace vert au milieu du quartier avancent trop lentement. La boue liée au chantier en hiver notamment, l'a dérangé.
Un autre jeune me dit qu'il ont refait la façade du collège et que de toute façon il y a "tout le temps des travaux". Sur le Tamanoir, juste à côté, elle connait mais c'est "juste pour la musique, sinon, non."
je poursuis mon chemin vers la sortie A 86. De ce côté il a beaucoup de terrains vagues qui longent la sortie d'autoroute. le gymnase est vide. A part deux commerces (une boulangerie, une pharmacie), tous les autres sont fermés.
le centre commercial lui même est fermé; Je tente d'aller aux ateliers 36 38. on m'assure que le directeur va arriver, mais il n'arrive pas. Du coup j'entre à côté, à l'angle, à la régie du luth. La directrice me reçoit, je lui dit que d'autres reviendront l'interroger plus longuement, que je ne fais que passer, elle me reconnaît (je lui parle de Véra) . elle m'invite dans son bureau. On cause un peu.
La régie du luth est la seule entreprise d'insertion sur le quartier. Elle emploie des bénéficiaires du RSA, des chômeurs de longue durée et des primo-arrivants. 30 salariés y travaillent dont 22 sur des contrat d'insertion. 40% des salariés viennent du Luth, les autres viennent des ZUS de Gennevilliers (les Agnettes, les Grésillons). A 70% ce sont des bénéficiaires du RSA. il y a 2 primo-arrivants et le restant en chômage longue durée.
Ils travaillent sur le nettoyage des immeubles du quartier (voilà pourquoi il y tant de gens qui nettoient le matin) et sur des chantiers. Donc uniquement sur des emplois type: espaces verts, bâtiments et manutention.
je lui demande si les travaux de l'espace vert juste derrière sont fait par eux. Elle me dit que non, la régie n'a pas pu avoir l'appel d'offre mais elle espère récupérer une partie de la fin des travaux.
La régie travaille en partenariat avec Pôle emploi et la plie. Ces partenaires essentiels sont la mairie de Gennevilliers et l'ophlm mais il y a aussi les autres bailleurs (France habitations) et les mastodontes du bâtiment (Bouygues) qui l'utilisent comme sous-traitant parfois.
elle me parle des problemes de drogues. Le nettoyage implique de trouver des "planques". Ce qui dérange le commerce. Avant, juste à côté, il y avait une tour (la tour Gérard philippe?) où les employés ne pouvaient "même pas rentrer". Mais elle a été détruite.
Cependant les employés en insertion n'ont jamais de probleme de violence, ce sont plutôt les locaux, assimiliés à ceux de l'institution qui sont parfois victimes de caillaissage. (la vitre de son bureau est fêlée), où les travailleurs sociaux (qui représentent l'institution) qui sont victimes de violences. Elle me répète qu'il s'agit d'une association, et pas d'une "institution".
L'ancien directeur est parti après trois agressions...Mais elle trouve que depuis six mois ça va mieux. Il y a des enguenlades avec des demandeurs en situation désespérée, mais rien d'autre.
Elle explique aussi que les salariés font l'installation du marché qui est dans le centre commercial
les marchés ont lieu les lundis et jeudi de 15h à 19h.
En sortant je croise une affiche intérressante:
Fête des voisins, le vendredi 28 mai 2010.
je pars vers 10h 30.
Sur la situation du quartier, il entouré par trois grands axes, mais ouvre directement sur le centre ville, à mon sens, on peut parler d'un enclavement "relatif". Je veux dire qu'il y a pire en terme d'urbanisme.
Super tu as bien bossé!!!
RépondreSupprimerMerci
RépondreSupprimerToi aussi parce que cette histoire de blog c'est une très bonne idée.
RépondreSupprimerBEUHH, moi j'attend toujous le synthèse d'obserservation d'aurélie et de monia sur le tamanoir, aucun signe de Monia malgré mes mails et sinon je je prendrais un R.V comme je peux à partit du 1 juin, date de dispo d'Aurélie....On peux pas dire que ça roule vraiment .......
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