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lundi 31 mai 2010

OBS du concert au Tamanoir (Amazigh Kateb et Afouss)

Le Tamanoir

http://www.letamanoir.com
31 Boulevard Jean-Jacques Rousseau 92230 Gennevilliers
01 47 94 15 45
Métro : Asnières Gennevilliers Les Courtilles

Amazigh Kateb
http://www.marcheznoir.amazighkateb.com/

Réalisé par Monia et Aurélie
Le samedi 15 mai

I Présentation du Tamanoir ( cf. doc 2. Les projets les actions)

Les activités : on y fait quoi, pour qui ?
Dirigé par Johan MANDROUX depuis septembre 2009, le Tamanoir est selon lui :
« un lieu d’accueil dans le quartier du Luth ». Équipement municipal à vocation social et culturel, la salle de concert le Tamanoir est implanté dans la cité /quartier du Luth qu’il faut traverser à 10 minutes du métro Asnières les Courtilles (prolongement de la ligne 13). En nous dirigeant vers ce lieu nous n’avons pas remarqué d’affichage signalant la soirée. Par contre, la brocante (23 mai) et le couscous géant (29 mai) ont fait l’objet d’une communication.
Pour entrer dans ce quartier et pouvoir accéder au Tamanoir on ne peut pas éviter les barres. Elles composent l’architecture principale de l’espace. Tandis que le Tamanoir, bâtiment simple, discret et modeste ressemble à une miniature posée au pied des barres. L’un des murs taggés (voir photos). L’équipement est visible des fenêtres des habitants.
A proximité de la salle de concert on remarque un collège, une bibliothèque, et un gymnase Le Tamanoir est délimité par des grilles et il est agrémenté d’un petit espace vert ce qui permet au public de sortir. Et, à l’extérieur, pendant le concert nous n’avons pas constaté de problème de nuisance (sonore, présence de personnes extérieures)
Le lieu exprime sa volonté de catalyser le public du quartier en accueillant des actions festives. (Ex : l’association les VOISINES organise un défilé de mode), développer un partenariat de longue durée avec (l’Antenne du Luth). Les habitants que nous avons rencontrés en entretien nous ont parlé de cet événement.
« un espace de diffusion de spectacles », scène des musiques actuelles, avec une programmation éclectique au niveau des styles musicaux mais aussi du type d’artiste qui vient reconnu ou tout juste repéré ou encore amateur. Nous avons assisté à une soirée qui faisait coexister un jeune artiste à un artiste reconnu qui déplace un public. Le lieu s’inscrit dans un réseau de scènes alternatives qui développe des partenariats sur la ville (Discothèque, Théâtre de Gennevilliers) et avec les communes voisines « pour faire circuler les publics… structurer la scène amateur…repérer des artistes»
« de développement d’activités culturelles pour les jeunes Gennevillois », ateliers hebdomadaires, projet de spectacle qui regroupe des participants aux ateliers pour la 1ère fête des Ateliers le 11 juin, intervention d’artistes au Conservatoire.
«et un lieu de création ».
Le lieu :
Le Tamanoir est un lieu assez petit, convivial, d’une capacité d’accueil de 200 personnes. Il y a un bar à l’entrée de la salle de concert où l’on peut se restaurer et boire entre autre de l’alcool (seul lieu où l’on en trouve le soir dans le quartier). Les prix restes abordables, 4 euros l’entrée tarif réduit, café gratuit, 1 euros 50 la boisson.La scène est de taille réduite mais un groupe de musicien peut s’y produire. C’est aussi la taille de la scène qui donne la possibilité de proximité avec les artistes. C’est un point de l’observation qui donne un aperçu de l’ambiance du concert de ce soir là.
De plus, le public est debout se plaçant au bord de la scène (peu de siéges dans la salle)

II Le public (qui vient pour le concert, d’où, pourquoi ?)
Nous sommes installées suffisamment en avance pour observer l’arrivée du public. Les gens arrivent par groupe majoritairement, nous demande où se trouve l’entrée, s’il y a un endroit proche où l’on peut s’acheter quelque chose à manger. Le public qui attend est représenté par des groupes dont les membres se connaissent.
Premier constat donc : une grande partie du public se connaît et vient pour la première fois. Nous déduisons qu’ils semblent extérieurs au quartier. Plus tard, le gardien nous confirme que le public extérieur (aux quartiers, à la commune ?) représente en moyenne 70% sur l’ensemble de la programmation. Confirmation en questionnant une femme informée du concert par la brochure parisienne Lilo pendant le concert.
La moyenne d’âge est d’environ 30 ans mais nous constatons un mélange des générations (peut-être lié au genre musical). On remarque également une mixité filles-garçons.
Pendant le concert, une vrai proximité s’est établit entre le chanteur et son public, particulièrement avec un groupe de jeunes qui attendait cet artiste le mitraillant de flash dès son arrivée sur scène, connaissait par cœur ses chansons, venait l’embrasser, danser sur scène, jouer du karbab (castagnettes en métal). Il était pour ce groupe le symbole d’une nationalité, d’une culture. Ces jeunes brandissent le drapeau berbère, le vêtissent d’un foulard noir et blanc. Par ailleurs, le chanteur est d’autant plus proche qu’il parle, répond, chante en différentes langues (kabyle, arabe et français) cette musique qui touche au-delà d’une appartenance culturelle. Déjà, les berbères sont répartis sur toute l’Afrique du Nord (cf. document supplémentaire). Il y avait par exemple un public très identifiable par son style vestimentaire, hippie, altermondialiste. En cherchant un peu le père du chanteur, l’écrivain Yateb Yacine a écrit : « Mais quand on parle au peuple dans sa langue, il ouvre grand les oreilles. On parle de l'arabe, on parle du français, mais on oublie l'essentiel, ce qu'on appelle le berbère. Terme faux, venimeux même qui vient du mot 'barbare'. Pourquoi ne pas appeler les choses par leur nom? ne pas parler du 'Tamazirt', la langue, et d''Amazir', ce mot qui représente à la fois le lopin de terre, le pays et l'homme libre ? » « la première langue du pays depuis les temps préhistoriques »
Le concert s’est donc très bien déroulé, dans une bonne ambiance sans que des mesures de sécurité viennent séparer l’artiste de son public, empêche les débordements passionnés de ce groupe. Ce concert de très bonne qualité paraît répondre à un besoin de culture, d’être en contact avec soi dans un moment convivial.
On nous précise en partant que ce concert avait ramené particulièrement du monde.

Bilan
Si la visibilité du lieu est évidente par son emplacement, lieu de passage pour accéder à d’autres équipements, si on doit savoir qu’il existe et où, la visibilité du contenu, des activités et la connaissance du lieu à l’intérieur l’est moins. La population locale (quartier, ville?) ne fréquente pas le lieu soit parce qu’elle n’est pas informée soit que cela ne l’intéresse pas. 70% de personnes extérieurs se déplacent jusqu’au Luth soit parce qu’un réseau de communication fonctionne, qu’ils connaissent l’artiste, le musicien…Y a-t-il d’autres cas de figure ? Comment le Tamanoir fait-il sa communication dans le quartier, la ville et au-delà ?
Le tout nouveau Directeur semble travailler à une certaine ouverture du lieu. Il serait d’ailleurs intéressant d’en savoir un peu plus sur l’histoire du lieu et dans quelle continuité politique s’inscrit-il avec son prédécesseur, à partir de quel diagnostique ?
Pense t-il la programmation à partir de la problématique du public ? Faire venir le public du Luth est-ce un de ces objectifs ? Doit-il être un lieu réservé aux habitants ? Il semblerait qu’il voit cette question de la fréquentation un peu différemment, cherchant peut-être plus à créer une dynamique dans le lieu en valorisant les forces vives du quartier, de la ville autour de la musique.
Il faudrait en savoir plus sur la mise en œuvre du projet défilé avec l’association, Les Voisines. As t-il répondu a une demande où est-il allé à leur rencontre ? Accueille t-il d’autres projets associatifs qui ne sont pas strictement musicaux ? Quelles sont les conditions ? Par ailleurs, cette dynamique est représentée par la dimension créative et professionalisante des ateliers, par le lien qu’il tisse entre artistes, entre amateurs, et enfin par le rôle de tremplin qu’il cherche à jouer. Le public est peut-être là aussi grâce à ces motivations. Est-ce que ces actions nous permettent de dire que le Tamanoir participe à la vie de quartier ?
S’informer également du statut/ fonctionnement, bénévolat/ partenaires dans le quartier/ projets

dimanche 30 mai 2010

>DOC : Centre culturel et social du Luth


Début des travaux au premier trimestre 2011 Angle de l’avenue du Luth
et de la rue Maurice-RaveL.C’est le projet de l’architecte Rudy Ricciotti
qui vient d’être retenu pour réaliser le futur centre culturel et social du Luth.
Ses atouts : une architecture audacieuse, écrin d’un espace de convivialité
ouvert à tous.Attirer le regard, étonner et proposer un "geste architectural" fort.
Le projet du futur centre culturel et social du Luth est né de cette volonté
municipale de créer un équipement emblématique, à la hauteur des ambitions
de qualité pour le quartier. Situé à l’angle de l’avenue du Luth et de la rue
Maurice-Ravel, entre immeubles de logements et surface commerciale, le
centre social et culturel du Luth doit en effet contribuer à la revalorisation
du quartier.
Ce projet, de 1 800 m2, se caractérise donc par une architecture inédite.
Prisme irrégulier bardé de plaques de marbre blanc, ses quatre façades
verticales rendent hommage à l’oeuvre de l’artiste italien Lucio Fontana,
qui dès 1949, commença à peindre des séries de peintures monochromes
qu’il lacère en pratiquant des incisions dans la toile. Les longues ouvertures
en façades, aux géométries irrégulières, traduisent ainsi une interprétation
architectural : " singularisent la structure d’un environnement où les ouvertures
des bâtiments sont toujours conventionnelles.»
Le cabinet d’architectes a également fait le choix de minimiser l’emprise
bâtie du bâtiment au profit d’un plus vaste parvis, et de la création d’espaces
verts qui relieront le site du projet, depuis la rue Maurice-Ravel jusqu’au square
des Bonnequins.Une lanterne magiqueLa structure sera aussi identifiable de nuit.
Illuminée en pied, dotée d’ouvertures dont certaines laisseront percer un éclairage
intérieur, elle évoquera selon l’image de l’architecte Rudy Ricciotti "une lanterne magique".
Le projet se développe sur cinq niveaux. Un sous-sol comprenant un parking.
Un rez-de-chaussée, constitué d’un hall d’accueil monumental qui donnera à
voir les différentes activités et distributions verticales du bâtiment, et ouvrira
sur un espace médiathèque. Le premier étage abritera le second plateau
médiathèque, et le deuxième étage des espaces de convivialité et une vaste
salle polyvalente de 300 m2 où pourront être organisés rencontres, débats,
expositions. Le troisième niveau prévoit plusieurs salles d’activités, une salle
de travail équipée de postes informatiques et des locaux administratifs.
Cet étage, plus intimiste, sera doté d’un patio lumineux et verdoyant.
Techniquement, la compacité du bâtiment permettra de satisfaire aux critères
environnementaux et thermiques, puisque ce projet vise à l’obtention du label BBC
– bâtiment à basse consommation.Une vocation mixteLe centre aura une double
vocation : être un pôle ressource avec une dimension scientifique et technique,
ouvert à l’ensemble des Gennevillois, ainsi qu’un lieu d’échanges culturels,
de rencontres intergénérationnelles et citoyennes. Les futurs locaux
accueilleront l’antenne du Luth-Village, ainsi que les permanences sociales
développées par l’antenne (permanences juridiques et des assistants sociaux,
ateliers d’insertion et d’alphabétisation).
Ils abriteront également une bibliothèque médiathèque de 700 m2,
deux fois plus grande que l’actuelle bibliothèque André-Malraux,
qu’elle remplacera. Ce nouvel espace pensé pour répondre aux besoins d’information
et de loisirs actuels sera équipé d’un espace multimédia, avec de nombreux
postes pour adultes et enfants permettant d’effectuer des recherches sur
Internet, de s’initier aux nouvelles technologies, d’optimiser l’utilisation des
ressources Internet et des logiciels d’autoformation, et de favoriser
l’apprentissage des langues. Les travaux du centre culturel et social qui portera
le nom d’Aimé Césaire – poète et homme politique martiniquais– devraient
débuter au premier trimestre 2011, pour une ouverture prévue fin 2012.
Fabienne DagouatRudy RicciottiÀ 57 ans, Rudy Ricciotti est un architecte
au renom international. Lauréat du Grand prix national d’architecture en 2006,
il a notamment réalisé le Stadium de Vitrolles, le Centre national de chorégraphie
d’Aix-en-Provence, le pont de la Paix, à Séoul, ainsi que de nombreux musées,
salles de spectacles et équipements culturels. Il travaille actuellement à
l’installation du nouveau département des arts de l’Islam au Louvre, à la
transformation du stade Jean-Bouin, à Paris, ou encore à la création
du Museum, musée des civilisations d’Europe et de Méditerranée, à Marseille.
Combien ?Le coût global du centre culturel et social s’élève à 9 millions
d’euros sur financement de l’Etat, du Conseil régional, du Conseil général et de la Ville.

samedi 15 mai 2010

>DOC : le Grand Projet de Ville

DOC COMPLÉMENTAIRE : GPV 1
Le grand projet de ville. À Gennevilliers. > Quartier du Luth régie de quartier, antenne de justice, APP) ...
http://i.ville.gouv.fr/download/576/605 - 36k

Le territoire s’attache à surmonter la forte déprise du secteur secondaire apparue dans les années 1970 ainsi qu’une relative inadéquation entre le niveau de formation des habitants et l’offre d’emploi, qui se traduisent par un taux de chômage supérieur de plus de 3% par rapport à la moyenne départementale.

- baisse de la population (-5 % pour Gennevilliers).
- 60 % de logements sociaux.
À Gennevilliers
> Quartier du Luth
Construit à compter de 1968 et compre-nant initialement 3 240 logements dont 2 631 sociaux, ce quartier accueillait 25 % de la population sur 5% du territoire com- munal. En démarche DSU depuis 1990, il a été retenu GPU en 1992 et classé ZUS depuis 1996. Caractérisé par des immeubles de grande hauteur et par des barres très longues (J.-J. Rousseau 410m de long et 714 logements), ce quartier a déjà fait l’objet d’importants travaux de restructuration dont les effets vont être amplifiés à court terme.

Le projet
le projet de GPV, tant pour le Luth que pour les Grésillons, s’attache à :
> consolider les structures de proximité existantes (régie de quartier, antenne de justice, APP)
> créer des équipements publics aisément accessibles pour les habitants et qui favo- risent le lien social (bibliothèque, salle de sport...)
> requalifier et à dédensifier l’habitat et les espaces publics, à lutter contre l’échec scolaire et l’insécurité et à promouvoir la qualification professionnelle.
De plus, une démarche expérimentale de gestion urbaine de proximité vient d’être initiée (cf. Zoom sur... page suivante)

La mise en oeuvre :
le grand projet de ville se traduira par :
> la mise en place d’un processus visant à l’amélioration du cadre de vie des habi- tants s’appuyant sur une démarche de gestion de proximité en impliquant les bailleurs de logements sociaux et les partenaires publics, la Régie de quartier pou- vant participer en tant qu’opérateur
> la création d’un Fonds de participation des habitants
> la définition du projet de création d’un centre culturel et social
> l’accompagnement individualisé des demandeurs d’emploi en extrême difficulté
> l’aménagement d’espaces extérieurs et d’espaces verts décidés avec les habitants.
Zoom sur...
Une gestion urbaine de proximité
Lors de la concertation menée en mai-juin 1999 et à l’occasion de nombreuses réunions avec des locataires du quartier du Luth, la propreté des immeubles est apparue comme étant une préoccupation récurrente.