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vendredi 4 juin 2010

Entretien de Johan Mandroux responsable du Tamanoir

Entretien avec Johan Mandroux LE TAMANOIR
réalisé par MIGUEL le 1 juin 2010


Le Tamanoir est né en 97, c’est à l’origine un Café musical à vocation sociale, maison de quartier et lieu de culture. Position très précaire. Il y a eu des directeurs successifs qui ont mené des actions de médiations ; le résultat a été contre-productif. Ex :Il a fallu répondre à la demande de la mairie de la mairie de Gennevilliers (financeur), s’inscrire dans la politique sociale de la ville, politique de quartier.
Dans un premier temps, le Tamanoir était un projet musical très rock négligeant les aspects socialisants, ce qui induits des difficultés mais également des bénéfices non négligeables.
Cela le fait passer de statut de salle de quartier (café musique, bar) à celui de salle de concert inscrit comme telle dans les réseaux professionnels, subventionné par la DRAC notamment (voir documents sur partenaires réseaux Tamanoir) Aujourd’hui grâce à cela nous programmons 40 dates par an dont 30 pros déclarés par nous-mêmes. Nous accueillons 20 résidences par an, de 4 jours à 4 semaines.
Nous sommes soutenus par plusieurs lignes culture : la DRAC (aide au fonctionnement), la ville de genevillier, le conseil régional, la ville de Gennevilliers et la politique de la ville.
Il faut aujourd’hui redéfinir le projet du Tamanoir. Nous ne pouvons répondre à la demande de la politique de ville d’en faire toujours plus, nous sommes opposé au fait d’aller faire de la médiation in situ « on va s’occuper de vous », nous ne sommes pas des éducateurs, les projets de quartiers ponctuels ont un impact très limitée, attention à l’aliénation, le travailleur social se trouve souvent bien seul dans sa démarche, il faut réfléchir ensemble… ..D’après moi la médiation se fait de l’intérieur de la structure mieux que de l’extérieur ; d’où la difficulté : exiguïté des locaux, matériel vieillissant… .Les jeunes ne sortent pas du Luth ; au niveau de leur pratique musicales (quel que soit le style), ils pensent que leur travail est une référence, mais ils n’explorent pas, n’écoutent pas ce qui se fait ailleurs et par là même ce qui a pu fonder leur démarche. C’est là que nous entendons travailler vraiment et nous pensons qu’il y a là un vecteur d’ouverture et de socialisation bien plus important… .C’est donc bien de l’intérieur de la structure que se fait la médiation, en travaillant le pré historicité de la musique qu’ils pratiquent

Les réseaux : nous faisons partie de la Fédurock Actes If, réseau 92, et R.I.F.
Comment faire partie de tant de réseaux ? Cela ne sert à rien, les lieus ont des problématiques propres et les réseaux idem, qui sont totalement étrangères les unes des autres, c’est paradoxal. Les réseaux 92 regroupent des lieux qui sont très hétérogènes et très amateurs ; nous sommes les seuls à avoir une pratique professionnelle. La fédurock est intéressante au niveau politique, mais il faut avoir une réelle maîtrise en politique culturelle, syndicaliste etc. sinon, l ne comprend rien. Le seul réseau qui semble intéressant c’est Actes if pour leur politique trans-disciplinaire, qui permet d’ouvrir le champ culturel à d’autres pratique que la musique amplifiée, qui a ses limites également

Commentaires……Cet entretien n’a pas porté véritablement sur les questions prévue mais néanmoins on peut penser que Johan Mandroux compte associer une démarche élargie à d’autres pratiques culturelles (forcément assez politisées Actes if en est l’exemple), tout en concentrant ses ateliers sur des pratiques fondamentales, celles-ci étant une porte sur une réflexion plus citoyenne de l’art (j’extrapole peut-être). Dans tous les cas, ses positions face au « saupoudrage » réclamé notamment par la politique de la ville est très importante à souligner et à défendre ardemment dans nos pratiques quotidiennes ; Apparemment il compte plus sur un développement régional au niveau des structures culturelles en terme de qualité de pratique (encore un réseau ?) afin d’ouvrir « l’espace des jeunes », plus que sur une activité locale.

mercredi 2 juin 2010

Entretien de Johan Mandroux responsable du Tamanoir

Entretien de Johan Mandroux responsable du Tamanoir
Miguel
date : ?
Un résumé de l'entretien sera bientôt disponible, en attendant vous pouvez ecouter l'ensemble de l'entretien

lundi 31 mai 2010

Entretien de deux habitants du quartier


Réalisé par Monia et Aurélie
Le samedi 15 mai

I Présentation des habitants
Nous avons réalisé tout d’abord un entretien avec le frère de Monia, L, 55 ans, marié 3 enfants,(ingénieur en telecommunication) puis nous avons plus rapidement interrogé une de ses filles, N, âgée de 17 ans.
II Leur attachement au Luth
Ils habitent depuis 15 ans au Luth. Il connaît parfaitement l’histoire et l’évolution de son quartier. « Anachronique par rapport aux gens qui habitent ici », il travaille à deux heures de son logement. En effet la plupart des habitants du Luth constituaient la main-d’œuvre des entreprises General Motors et Chausson entre autres. Ces entreprises sont aujourd’hui fermées mais les habitants sont restés. Cette main d’œuvre était principalement d’origine nord africaine. Aujourd’hui le mythe du retour au pays n’est plus qu’un rêve remis à un plus tard.
Habiter au Luth a été un choix, celui d’être intégré plus facilement à la communauté car il n’y a pas de problèmes de mixité culturelle et sociale selon lui. Habiter au Luth était également pour lui la possibilité d’accéder à la propriété (il était déjà propriétaire mais il a vendu et acheté au luth). A leur arrivée les enfants ont été scolarisés dans le quartier du luth.
N, sa fille, y a été scolarisée jusqu’à la fin du collège. Elle est actuellement en BTS à Colombes. Elle « aime sa ville, son quartier » qui a « beaucoup changé dernièrement avec l’arrivée du métro…les gens bougent plus…je trouve qu’il y a beaucoup de travaux en ce moment. ». « Les jeunes s’entendent bien entre eux » « les jeunes ne sont pas si méchants que ça aujourd’hui, les gens qui vont au Tamanoir peuvent traverser le quartier tranquillement » « le défi c’est plutôt entre les jeunes et l’autorité, surtout la Police. Les jeunes prennent mal leur présence, se sentent offensés…tous les jours je vois une voiture de police de ma fenêtre…des jeunes se faire contrôler…Il y a des médiateurs envoyés par la Mairie mais personnellement je ne les ai jamais vu.»
« Son père quant à lui précise que la Police n’entre pas dans le quartier. « Elle est là pour surveiller le métro » des destructions, des guerres entre communes mais leurs réactions lui paraissent démesurées.
« J’aime bien ma ville moi ça ne me dérange pas » résume t-il, « les efforts de la Mairie, de tout le monde me donne envie de participer », « on connait, on voit le Maire, il est marié avec une Algérienne ». Ainsi il perçoit le quartier comme faisant partie d’une ville dynamique, qui répond aux besoins des habitants, où « il y a pratiquement tout ». « Mais la suppression de la taxe professionnelle, 75% du budget de la commune » selon lui apparait comme un désastre pour toutes ces initiatives.




III Leur engagement dans la ville et ce qu’ils regrettent
Il fait partie du « comité de quartier » du Luth, « groupe d’habitant représentatif du Luth qui vont définir avec un tout petit budget des aménagements à faire… » . Ce comité qui existe également dans chaque quartier de la ville serait assez nouveau pour le quartier car son fonctionnement semble en pleine élaboration. Mais il souhaiterait que les projets locaux ne se fassent pas sans « feed back » des habitants. Cela lui semble d’autant plus important qu’il a le sentiment que « l’on s’adapte à la politique de la Région ». Il dresse ce même constat, celui du manque de participation des habitants aux sujets qui les concernent directement, dans le milieu scolaire.
Lui-même, investi le temps de la scolarité de ses filles comme parent d’élève, il a été à l’origine dans ce cadre de plusieurs actions qui animaient le quartier. Il constate que ces initiatives n’ont pas été poursuivies, regrette que « le rapport soit nul entre les parents et l’éducation nationale », qu’il n’y ait « plus que 5 parents d’élèves pour 700 élèves au collège Guy Moquet », qu’on laisse les établissements décider par exemple de l’expulsion d’un élève, décision qui selon lui nie les vrais problèmes, favorisant la dégradation du système, la violence.
Cette dynamique de quartier créée par les parents d’élèves est moins importante aujourd’hui remarque t-il car les élèves des établissements du Luth viennent aussi d’autres quartiers et inversement. Il évoque par ailleurs la disparition d’équipements qui rassemblaient les gens : une maison de quartier où les jeunes se rassemblaient (« ils n’ont plus de lieu où se réunir donc ils s’amusent avec les motos maintenant »), les commerces de proximités. Ainsi il fréquente des équipements extérieurs ( sauf MJD) au quartier comme la piscine, la salle de remise en forme et fait ses courses à Carrefour.
Sa fille, N ajoute que la fête du Luth et la fête de la musique ont disparu également, « Il n’y a plus que la brocante qui réunit les gens, c’est dommage ». Les causes exprimées sont les travaux, les nuisances sonores mais surtout la peur du vandalisme, la violence des jeunes.
Prise par ses études elle a abandonné toute activité culturelle mais avoue qu’elle n’est pas très au courant des activités proposées par la ville, « trouve qu’ils ne font pas assez de publicité pour qu’on les connaisse ». « Au Luth il n’y a rien à ma connaissance qui s’adresse à ma tranche d’âge » ajoute t’elle « et pour les adultes c’est pareil. » D’un autre côté elle exprime son désir d’intégrer des projets s’il y en avait comme des échanges internationaux, des projets qui touchent la danse, la mode tout en exprimant sa peur d’être en représentation devant des gens du quartier. L’image semble être un sujet assez sensible, propre au cadre que représente le Luth. La pratique de la danse s’arrête pour elle à la fin de l’adolescence.
Par ailleurs, La mixité homme-femme dans les activités proposées au Luth quand elle était plus jeune (au Club 11-14, Boutique info jeune) était selon elle un obstacle pour y participer, « je n’avais pas envie de me retrouver dans un groupe avec trop de garçons, moi et mes copines on se sentait gênées » car « c’est le seul quartier de Gennevilliers où les garçons et les filles ne se mélangent pas. Cela ne devrait plus être comme ça aujourd’hui. »
Pour conclure elle exprime un souhait « je m’inscrirai bien dans un projet solidarité internationale et elle cite en exemple un projet existant avec la Palestine.

IV La Rénovation urbaine
Il est très informé sur le projet de rénovation urbaine. Il précise que la période actuelle représente le début des travaux et ajoute que « 25 ans qu’on attend le métro, on est content mais c’est trop tard, la ligne est saturée », d’autres problèmes s’ajoutent et la ville est toujours « surpeuplée », « trop haute ».
Ils se réjouissent de la construction prochaine d’un centre culturel sur le parking centrale du Luth « en espérant qu’il tienne debout » précise t’elle. Ce que lui en attend : « au lieu d’aller à paris on pourrait avoir ici des choses spécifiques à nous, un concert Raï, une pièce de théâtre en arabe… rapprochant les gens de ce qui fait leur culture d’origine. » et la faire découvrir / transmettre aux plus jeunes.
« On pourrait mettre en place ici des actions centrées sur les problèmes des gens d’ici, des actions du comité de quartier par exemple » « Un lieu différent du théâtre de Gennevilliers ». Autrement dit il souhaiterait que ce lieu soit ouvert aux initiatives locales.
Il nous raccompagne vers le metro. Au retour, nous traversons l’artère principale que selon lui les travaux dessinent progressivement, qui serait donc quelque part un des symboles du désenclavement. En passant devant ce qui sera un jardin entre deux immeubles, il explique : « Ils essaient de rendre jolie le quartier avec tout ça ». Ces mots traduisent une certaine lucidité du changement qui ne pourra se réduire, être masqué avec de l’agrément.

mercredi 26 mai 2010

Entretien Association « Vivre au Luth »

Entretien réalisé par Isabelle et Anne N
Association « Vivre au Luth » -
Magalie Collier - Agent de développement social et culturel
Le 11/05/10

1. Présentation
L'association est présente sur le quartier depuis les 80's. Elle est aujourd'hui rattachée à la direction municipale Vie citoyenne. Trois fonctionnaires (dont Magalie Collier), sont mis à disposition de « Vivre au Luth », qui embauche aussi du personnel (en grande partie grâce aux financements CUCS).

L'équipe :
- 1 chef de projet quartiers du Luth et du Village
- 1 agent de développement quartier du Luth
- 1 agent de développement quartier du Village
- 1 animatrice socio-culturelle
- 1 agent de développement insertion jeunesse
- 1 formatrice socio-linguistique
- 1 agent chargé de la parentalité
- 2 secrétaires

Permanences
L'association accueille aussi dans ses locaux les permanences d'un assistant social, d'un avocat et d'un psychologue pour enfant.

2. Actions

Les fonctions de Magalie Collier :
- Encadre la formatrice socio-linguistique et l'agent responsable de la parentalité.
- Organise les nouveaux conseils de quartier. Lancement prévu pour début juin 2010, suite à l'essoufflement des comités de quartier. A noter que le journal de quartier, sous la forme qu’il avait jusqu’en mars 2010, va être arrêté, car il était externalisé et revenait trop cher. L’idée est en cours est de le faire réaliser par ces nouveaux conseils de quartiers, en impliquant les habitants et avec l’aide des services municipaux.
− Monte des projets sociaux et/ou culturels.
− Gère les demandes de subventions CUCS et la relation avec les habitants.
Elle nous explique que son activité principale relève de la gestion du quotidien. Les habitants viennent surtout la voir pour des problèmes d'incivilités, de dégradations, de logements, de saleté, de mal vivre.
Si les projets, sociaux ou culturels, peuvent émaner des habitants ou des associations, ils sont majoritairement proposés par l'association « Vivre au Luth ». La mobilisation des habitants (le « rabachage » ) et l'impulsion d'une dynamique de partenaires (municipaux, associatifs etc.) restent de véritables enjeux.
Les projets de l'association :
- Les atelier de l’antenne :
Une programmation d'ateliers par trimestre autour d'une thématique (en fonction de l'actualité municipale, autour de l'amélioration du quotidien, de la santé, de l'environnement etc.). Principalement des ateliers ludiques, familiaux, intergénérationnels. « Les ateliers liés à l'apprentissage et l'investissement de soi ne mobilisent pas les habitants » selon Magalie Collier.
La référente parentalité de l'asso est impliquée dans l'élaboration de ces ateliers, avec des intervenants extérieurs.
L’histoire des ateliers : Ils commencent grâce à une subvention obtenue pour des ateliers autour de la santé, destinés à viser principalement le public de l'atelier socio-linguistique. Mais ce sont finalement de jeunes retraités (venant du quartier et des alentours) qui ont été attirés par les activités, notamment celles autour du bien-être. A partir de cette première expérience, l'association a décidé de développer les ateliers pour toucher petit à petit un plus large public.
Principaux partenaires :
- Maison de l'enfance
− Centre de loisirs maternel
- Services pré-ados jeunesse
− Résidence personnes âgées. Bonne dynamique au foyer logement pour personnes âgées, ils ont des locaux qui se prêtent aux activités et quelques personnes de la résidence profitent de ces activités .
− Tamanoir
- Un collectif d'habitants
− Amicales

- Autres projets bénéficiant de financements CUCS :
Ateliers socio-linguistiques : 4 jours par semaine, pour un public féminin d'une 40taine de personnes.
Ateliers de socialisation, couture et créativité : L'atelier couture est encadré par une animatrice rémunérée. Celui de créativité fonctionne en autogestion. Une quinzaine de personnes par atelier très féminin, âgées et femmes au foyer.
Sorties familiales : Le WE, le mercredi, les vacances. Sorties de plein air, à la mer, culturelles etc. A moindre coût (50 % à la charge des familles). Marchent bien.
Vide-grenier : Organisé cette année le 23 mai au parking du centre commercial du Luth. Avec une animation culturelle et une sensibilisation au handicap au programme. « Le vide-grenier marche très bien car on est dans une activité marchande, les gens trouvent leurs intérêt à vendre ce qui leur est inutile, » témoigne Magalie Collier. L'événement a été repris par l’antenne du Luth depuis deux ans, suite à la disparition des assos de parents d'élèves.
Magalie Collier évoque à ce sujet une chute générale du bénévolat dans le quartier, touchant l'ensemble des associations qui ne trouvent pas de relais aux responsabilités. « Dans le contexte actuel, celles-ci ont de plus du mal à survivre, à part les grosses associations subventionnées par la ville ».

3. Le point de vue de Magalie Collier sur le quartier

« C’est un quartier attachant et happant. Un quartier difficile, avec une population jeune et au chômage (taux de chômage le plus important de la ville). Je suis confrontée au mal vivre au quotidien. Il n'y a pas de scission entre la crise et le quartier, qui a de plus du mal à se défaire de son passé et de son image, encore stigmatisée régulièrement aujourd'hui à la Une des journaux.
Le quartier est en politique de la ville depuis longtemps. Mais les habitants ne vivent pas forcement bien la rénovation urbaine et les travaux en cours. Ils durent depuis longtemps, il y a eu bcp de modifications et les habitants n’en voient pas véritablement la plus value, ni le bénéfice immédiat. Ils se sentent abandonnés : La création du centre commercial a entrainé la fermeture des commerces de proximité. Avant il y avait tout sur le quartier, on pouvait y vivre sans en sortir.
Aujourd’hui la politique de la ville s’engage de plus plutôt mal du côté des financements. Jusque là, la ville de Gennevilliers était riche car elle bénéficiait de la taxe professionnelle. Mais avec la fin de cette taxe, le budget de la Ville va diminuer et la subvention CUCS du même coup. La baisse de ces financements CUCS (1/3 ville, 1/3 état, 1/3 département) se profile pour 2012 et risque de remettre en cause l'activité de notre association, qui développe principalement ses projets grâce à ces subventions. »

4. Son parcours

Née et vit toujours à Colombes. Issue de l’animation centre de loisir, qu'elle commence en même temps que ses études de droits (poursuivies jusqu'à la licence sans la valider).
Elle fait donc ses débuts dans l’animation en 94, avec un premier emploi jeune auprès des jeunes avant d'arriver à Gennevilliers en 2002. Elle possède tous les diplômes de l'animation.
Fonctionnaire territorial rédacteur (catégorie B) depuis 1999 à la Ville, elle devient respectivement responsable d'une structure liée à l'image et au cinéma, responsable des pratiques culturelles pour la jeunesse, responsable adjoint du personnel des écoles, et arrive à l’antenne du Luth en février 2009, en tant qu’agent du développement social-culturel.
Elle nous confie qu'elle ne pense pas continuer dans le socio-culturel « car on ne peut plus continuer si on n'y croit plus trop : Les problématiques sont toujours les mêmes, les directions municipales ne suivent pas, et au quotidien, on est véritablement isolé sur le terrain». Aujourd’hui, malgré son attachement à la ville et au quartier, elle dit chercher du travail ailleurs, en tant que responsable d'équipe.
Elle déclare tout de même que Gennevilliers est une ville qui fait des choses pour ses habitants. « Le quartier est en pleine transition : Le nouveau centre commercial va ouvrir d'ici 2015, le projet de centre social et culturel d'ici 2013. »

Les projets les + sympas qu'elle retient :
Le défilé de mode de mamans du quartier, monté en partenariat avec le Tamanoir
L'ouverture de l'atelier socio-linguistique, « qui accueille des femmes qui sinon ne sortiraient pas de chez elle »,
Le nouveau projet de coupe du Monde en Afrique du Sud
La naissance, récemment d'un collectif « officieux » d'habitants (qui réunit trois habitantes du quartier qui se mobilisent sur de nouveaux projets, comme l'organisation d'un couscous fin mai).

5. Bilan de l’entretien
Les projets qui semblent intéressants à retenir : L’atelier d’alphabétisation, qui réunit une quarantaine de femmes du quartier toutes les semaines, et celui d’un journal de quartier avec les habitants, dont le lancement est prévu pour la rentrée de septembre.
Lutter contre l’isolement, favoriser la parentalité, l’intergénérationnel, le bien-être… semblent les principaux moteurs de la programmation trimestrielle des ateliers de l’antenne. Mais le fait que ces ateliers s’établissent en fonction de l’actualité municipale, des éventuelles envies/choix des partenaires du quartier et de la fréquentation potentielle du public pose question.
Magalie Collier affirme que les ateliers liés à l'apprentissage et l'investissement de soi ne mobilisent pas les habitants, mais on peut se demander de quelle manière ces ateliers sont amenés au public. Elle évoque aussi le sentiment d’abandon de la population, notamment avec ses travaux qui chamboulent le quartier et qui n’en finissent pas. Faudrait-il mieux accompagner les habitants dans cette période de transition et de transformation du quartier ? De quelle manière ?
Les nouveaux conseils de quartier vont peut-être attirer quelques habitants et pouvoir faire émerger de nouveaux projets liés à leurs préoccupations. La création de cette instance peut aussi peut-être permettre de réunir les différents acteurs professionnels et d’ouvrir une réflexion commune sur l’enjeu des projets à mener sur le quartier.
Comment aller vers les habitants, comment les faire venir, comment créer le lien restent de grandes questions…
***
Note : La personne qui s'occupe du futur projet de centre social et culturel est la responsable de l’antenne, Douda Kerma.

mercredi 12 mai 2010

ENTR RDV régie de Quartier lundi-17 mai 2010-14 heures

Rendez-vous régie de Quartier lundi 17 mai 2010 14 heures

Bonjour à tous,

Je viens de prendre rendez-vous avec la régie de Quartier du Luth, qui nous recevra lundi 17/05 à partir de 14 heures.
Premier contact téléphonique très sympathique, un grand merci à Tristan qui nous a gentillement ouvert le passage après sa visite de mercredi dernier et qui avait annoncé une visite prochaine de ses camarades d'école!!!

Donc voilà, suite au prochaine épisode...

Pour l'équipe documentation, je ne sais pas si vous avez des informations un peu précise sur le fonctionnement des régies de quartier, ce serait peut-être intéressant de se faire une petite fiche information.

Bon week-end prolongé, à lundi soir,
Marie-Lise

lundi 10 mai 2010

ENTR RDV avec l'agent de développement social et culturel

Bonjour,


je viens d'appeler l'antenne du Luth et j'ai rendez vous demain a 10h00 pour un entretien avec l'agent de développement social et culturel. J'espère qu'on pourra travailler sur ma grille d'entretien ce soir, et si l'un d'entre vous est disponible pour faire l'entretien avec moi ça serait génial.
A ce soir

Isabelle LCM (isalecor@hotmail.com)

mardi 4 mai 2010

GRP ENTR avec personnes ressources

Bonjour,

Je suis le raporteur du groupe "entretien avec les personnes ressources". Nous avons déterminé une dizaine de personnes a interroger. L'idée étant d'être deux pour chaque entretien. je vous communique la liste des personnes auxquels nous avons pensé hier, ainsi que les auditeurs déjà inscrit pour certains entretiens et le N° de téléphone des lieux :

Responsable DSU (01 40 85 49 20) (isable LCM + .....)
Bibliothécaire (01 40 85 64 65) (isabelle LCM + ......)
Responsable du tamanoir (01 47 98 03 63) (Miguel + .....)
Responsable projet centre culturel et social (Isabelle K + ....)
Régie de quatier (01 41 47 89 89) (Marie lise + .....)
Responsable journal du quartier (voir avec le DSU)
Responsable club du luth (01 47 94 71 86) (....... + .......)
Responsable amicale des locataires (01 72 61 68 46) (.......+.......)
Responsable confédération syndicale des familles (01 47 94 39 26) (......+......)
responsable association "cuisine du monde" (01 41 21 97 85) (.......+.....)

L'idée est de constituer assez vite les binômes, car lundi prochain Sylvie va nous faire les cours sur les techniques d'entretien, et après il faudra partir a la chasse au rendez vous selon les disponibilité de chacun.
Vous pouvez vous inscrire pour un ou plusieurs entretiens par le biais du blog, ou à mon email isalecor@hotmail.com

bien a vous

Isabelle LCM

GRP Entretien avec personnes ressources

Bonjour,


Je suis le raporteur du groupe entretiens avec les personnes ressources, nous avons déterminé une dizaine de personnes a interroger, il faudrait être deux par entretien, je vous joints la liste des lieux, les auditeurs déja inscrits et le N° de téléphone de ces lieux.


Responsable DSU (01 40 85 49 20) (isabelle LCM + ....)

Bibliothécaire (01 40 85 64 65) (Isabelle LCM + .....)

responsable du tamanoire (01 47 98 03 63) (Miguel + ......)

Responsable projet du centre culturelle et sociale (Isabelle K + ....)

Régie de quartier (Marie lise + ....)

Responsable journal quartier (voir avec DSU)

Responsable club du luth (01 47 94 71 86) (...... + ......)

Responsable amicale des locataires (......+......)

Responsable confédération syndicale des familles (01 47 94 39 26) (.....+....)

Responsable association "cuisine du monde" (01 41 21 97 85) (......+.....)


L'idée est de constituer assez vite les binomes car lundi prochain Sylvie nous fait le cours sur les techniques d'entretiens, et après il va falloir partir a la chasse au rendez vous selon les disponibilités de chacun.


vous pouvez vous inscrire sur un lieu par le biais du blog, ou a mon email isalecor@hotmail.com


Bien à vous


Isabelle LCM