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mercredi 9 juin 2010

>DOC : De la sauvegarde du patrimoine culturel de l'immatériel

http://www.altritaliani.net/spip.php?article140

De la sauvegarde du patrimoine culturel de l’immatériel - Convention UNESCO

par Morena Campani

giovedì 4 giugno 2009

La tradition représente nos racines, notre mémoire ; elle a été transmise à travers la culture orale, pendant des siècles. La mémoire et la culture de l’oralité sont un patrimoine universel à préserver et à valoriser, a reconnu l’UNESCO dans sa Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel adoptée le 17 octobre 2003.

En l’absence d’un cadre de protection et de valorisation, le patrimoine culturel est rendu très vulnérable non seulement par les situations de catastrophes imminentes mais aussi par d’autres facteurs extérieurs qui contribuent à la disparition des traditions et des pratiques culturelles tels que l’accroissement de la population, l’urbanisation, la pauvreté et les projets de développement. Depuis six ans, l’Unesco a reconnu l’importance de sauvegarder et de transmettre l’immense Patrimoine Immatériel qui révèle le caractère unique et original de chaque groupe social (Convention adoptée le 17 octobre 2003)


Architecte de formation, MORENA CAMPANI consacre ses premières années professionnelles à concevoir des espaces à vivre, en mêlant diverses approches et techniques de l’habitat. A travers différents événements culturels nationaux ou internationaux (installations, performances théâtrales, ateliers pédagogiques, publications etc), elle poursuit sa recherche sur l’espace et les arts qui collaborent à l’harmonie de cet espace. Ainsi, l’événement « Mettere a nudo », qu’elle réalise avec le chef d’orchestre Riccardo Muti et le Musée de Ravenne autour de l’oeuvre de Shakespeare. Installée depuis 2003 à Paris, elle crée une agence culturelle favorisant les échanges entre créateurs italiens et européens.
Consultante à la cinémathèque française sur le cinéma d’avant-garde italien, elle coécrit des scénarios de courts-métrages et des documentaires liés à l’histoire culturelle, sociale et politique de son pays d’origine. Avec le "Voyage en Italie" , un spectacle autour des valeurs et l’identité du peuple italien à travers ses principaux idiomes : le chant, la danse et le récit, elle prolonge son travail de scénographe vers celui de metteur en scène qu’elle affirme avec le “Voyage Méditerranée”, interprété par la Compagnie de Dario Fo.
Toujours à la recherche d’expressions complémentaires abordant la question de la mémoire, des valeurs, de l’espace et du temps pour créer du futur, elle écrit le livret d’un opéra contemporain sur les Muses, filles de Mnemosyne, déesse de la transmission, avec la complicité du compositeur Philippe Eidel connu pour ses Mama’s et la musique du Mahabarata mis en scène par Peter Brook. Dès 2000, elle s’intéresse aux nouvelles technologie de la communication et monte un projet de eLearning, fait par et pour les enfants autour des “protagonistes de l’histoire” qui sera soutenu l’Union Européenne. Cette obsession du partage des savoirs par la circulation des personnes et de l’information, la conduit à rencontrer Martina A. Catella, musicienne, auteur, ethnomusicologue, spécialiste des questions relatives à l’identité vocale individuelle et collective des cultures de l’oralité, et à s’associer à son projet intitulé “ma voix, dans le chant du voisin” pour découvrir sa voix et le monde par le chant, sur des supports traditionnels et virtuels.

lundi 31 mai 2010

Entretien de deux habitants du quartier


Réalisé par Monia et Aurélie
Le samedi 15 mai

I Présentation des habitants
Nous avons réalisé tout d’abord un entretien avec le frère de Monia, L, 55 ans, marié 3 enfants,(ingénieur en telecommunication) puis nous avons plus rapidement interrogé une de ses filles, N, âgée de 17 ans.
II Leur attachement au Luth
Ils habitent depuis 15 ans au Luth. Il connaît parfaitement l’histoire et l’évolution de son quartier. « Anachronique par rapport aux gens qui habitent ici », il travaille à deux heures de son logement. En effet la plupart des habitants du Luth constituaient la main-d’œuvre des entreprises General Motors et Chausson entre autres. Ces entreprises sont aujourd’hui fermées mais les habitants sont restés. Cette main d’œuvre était principalement d’origine nord africaine. Aujourd’hui le mythe du retour au pays n’est plus qu’un rêve remis à un plus tard.
Habiter au Luth a été un choix, celui d’être intégré plus facilement à la communauté car il n’y a pas de problèmes de mixité culturelle et sociale selon lui. Habiter au Luth était également pour lui la possibilité d’accéder à la propriété (il était déjà propriétaire mais il a vendu et acheté au luth). A leur arrivée les enfants ont été scolarisés dans le quartier du luth.
N, sa fille, y a été scolarisée jusqu’à la fin du collège. Elle est actuellement en BTS à Colombes. Elle « aime sa ville, son quartier » qui a « beaucoup changé dernièrement avec l’arrivée du métro…les gens bougent plus…je trouve qu’il y a beaucoup de travaux en ce moment. ». « Les jeunes s’entendent bien entre eux » « les jeunes ne sont pas si méchants que ça aujourd’hui, les gens qui vont au Tamanoir peuvent traverser le quartier tranquillement » « le défi c’est plutôt entre les jeunes et l’autorité, surtout la Police. Les jeunes prennent mal leur présence, se sentent offensés…tous les jours je vois une voiture de police de ma fenêtre…des jeunes se faire contrôler…Il y a des médiateurs envoyés par la Mairie mais personnellement je ne les ai jamais vu.»
« Son père quant à lui précise que la Police n’entre pas dans le quartier. « Elle est là pour surveiller le métro » des destructions, des guerres entre communes mais leurs réactions lui paraissent démesurées.
« J’aime bien ma ville moi ça ne me dérange pas » résume t-il, « les efforts de la Mairie, de tout le monde me donne envie de participer », « on connait, on voit le Maire, il est marié avec une Algérienne ». Ainsi il perçoit le quartier comme faisant partie d’une ville dynamique, qui répond aux besoins des habitants, où « il y a pratiquement tout ». « Mais la suppression de la taxe professionnelle, 75% du budget de la commune » selon lui apparait comme un désastre pour toutes ces initiatives.




III Leur engagement dans la ville et ce qu’ils regrettent
Il fait partie du « comité de quartier » du Luth, « groupe d’habitant représentatif du Luth qui vont définir avec un tout petit budget des aménagements à faire… » . Ce comité qui existe également dans chaque quartier de la ville serait assez nouveau pour le quartier car son fonctionnement semble en pleine élaboration. Mais il souhaiterait que les projets locaux ne se fassent pas sans « feed back » des habitants. Cela lui semble d’autant plus important qu’il a le sentiment que « l’on s’adapte à la politique de la Région ». Il dresse ce même constat, celui du manque de participation des habitants aux sujets qui les concernent directement, dans le milieu scolaire.
Lui-même, investi le temps de la scolarité de ses filles comme parent d’élève, il a été à l’origine dans ce cadre de plusieurs actions qui animaient le quartier. Il constate que ces initiatives n’ont pas été poursuivies, regrette que « le rapport soit nul entre les parents et l’éducation nationale », qu’il n’y ait « plus que 5 parents d’élèves pour 700 élèves au collège Guy Moquet », qu’on laisse les établissements décider par exemple de l’expulsion d’un élève, décision qui selon lui nie les vrais problèmes, favorisant la dégradation du système, la violence.
Cette dynamique de quartier créée par les parents d’élèves est moins importante aujourd’hui remarque t-il car les élèves des établissements du Luth viennent aussi d’autres quartiers et inversement. Il évoque par ailleurs la disparition d’équipements qui rassemblaient les gens : une maison de quartier où les jeunes se rassemblaient (« ils n’ont plus de lieu où se réunir donc ils s’amusent avec les motos maintenant »), les commerces de proximités. Ainsi il fréquente des équipements extérieurs ( sauf MJD) au quartier comme la piscine, la salle de remise en forme et fait ses courses à Carrefour.
Sa fille, N ajoute que la fête du Luth et la fête de la musique ont disparu également, « Il n’y a plus que la brocante qui réunit les gens, c’est dommage ». Les causes exprimées sont les travaux, les nuisances sonores mais surtout la peur du vandalisme, la violence des jeunes.
Prise par ses études elle a abandonné toute activité culturelle mais avoue qu’elle n’est pas très au courant des activités proposées par la ville, « trouve qu’ils ne font pas assez de publicité pour qu’on les connaisse ». « Au Luth il n’y a rien à ma connaissance qui s’adresse à ma tranche d’âge » ajoute t’elle « et pour les adultes c’est pareil. » D’un autre côté elle exprime son désir d’intégrer des projets s’il y en avait comme des échanges internationaux, des projets qui touchent la danse, la mode tout en exprimant sa peur d’être en représentation devant des gens du quartier. L’image semble être un sujet assez sensible, propre au cadre que représente le Luth. La pratique de la danse s’arrête pour elle à la fin de l’adolescence.
Par ailleurs, La mixité homme-femme dans les activités proposées au Luth quand elle était plus jeune (au Club 11-14, Boutique info jeune) était selon elle un obstacle pour y participer, « je n’avais pas envie de me retrouver dans un groupe avec trop de garçons, moi et mes copines on se sentait gênées » car « c’est le seul quartier de Gennevilliers où les garçons et les filles ne se mélangent pas. Cela ne devrait plus être comme ça aujourd’hui. »
Pour conclure elle exprime un souhait « je m’inscrirai bien dans un projet solidarité internationale et elle cite en exemple un projet existant avec la Palestine.

IV La Rénovation urbaine
Il est très informé sur le projet de rénovation urbaine. Il précise que la période actuelle représente le début des travaux et ajoute que « 25 ans qu’on attend le métro, on est content mais c’est trop tard, la ligne est saturée », d’autres problèmes s’ajoutent et la ville est toujours « surpeuplée », « trop haute ».
Ils se réjouissent de la construction prochaine d’un centre culturel sur le parking centrale du Luth « en espérant qu’il tienne debout » précise t’elle. Ce que lui en attend : « au lieu d’aller à paris on pourrait avoir ici des choses spécifiques à nous, un concert Raï, une pièce de théâtre en arabe… rapprochant les gens de ce qui fait leur culture d’origine. » et la faire découvrir / transmettre aux plus jeunes.
« On pourrait mettre en place ici des actions centrées sur les problèmes des gens d’ici, des actions du comité de quartier par exemple » « Un lieu différent du théâtre de Gennevilliers ». Autrement dit il souhaiterait que ce lieu soit ouvert aux initiatives locales.
Il nous raccompagne vers le metro. Au retour, nous traversons l’artère principale que selon lui les travaux dessinent progressivement, qui serait donc quelque part un des symboles du désenclavement. En passant devant ce qui sera un jardin entre deux immeubles, il explique : « Ils essaient de rendre jolie le quartier avec tout ça ». Ces mots traduisent une certaine lucidité du changement qui ne pourra se réduire, être masqué avec de l’agrément.

dimanche 30 mai 2010

>DOC : Analyse et Recherche/action menée à Gennevilliers

Introduction
Genèse de l’implication gennevilloise dans le programme régional de recherche-action
En novembre 2001, la ville de Gennevilliers s’inquiétait de la situation du quartier du Luth
Elle proposait à Mme Joëlle Bordet, psychosociologue de mettre en place un groupe de
travail constitué de professionnels du quartier du Luth. Malgré une implantation forte des
institutions publiques, du tissu associatif, le contexte territorial était traversé par des
tentatives de leadership d’économie parallèle, d’affirmation identitaire. Les professionnels
des champs social et éducatif observaient des formes nouvelles de distanciation avec les
jeunes et les familles.
Dans ce contexte, il s’agissait :
· d’analyser collectivement les processus à l’oeuvre dans la relation sociale des jeunes et
de l’ensemble des habitants,
· d’identifier les freins pour une intervention publique reconnue, légitimée par les
habitants et en particulier par les jeunes les plus marginalisés.
Gennevilliers, ville industrielle de 42500 habitants du Nord de Paris, a connu tous les
processus de mutations sociales, culturelles, économiques et politiques, caractéristiques de
la banlieue rouge et de la condition ouvrière. Avec l’essor de l’activité industrielle,
Gennevilliers a accueilli puis logé une population immigrée importante, Nord africaine en
particulier. La ville est aujourd’hui constituée de 64%de logements sociaux.
La forte identité ouvrière, forgée par une mémoire collective autour des luttes sociales et
politiques Front populaire, la Résistance, la Décolonisation, mai 68, etc.…), constitue
encore un socle de référence pour la population et les élus.
Les valeurs d’engagement collectif et de citoyenneté traversent les orientations des services
communaux. Les actions de démocratie participative (Conseil local de la jeunesse, comités
de quartier, lutte contre l’habitat indigne…) s’inscrivent dans une longue tradition
d’interpellation, d’échanges et de débats entre les habitants et les élus.
Dans ce contexte, les « signes de fragilisation de la vie sociale » au Luth interpellaient
fortement l’équipe municipale. Quel sens pouvait avoir cette distanciation des jeunes et des
familles avec les institutions ?
Comment travailler non pas seulement sur les phénomènes de violence, dans une vision
«éradicatrice», mais davantage sur l’analyse des situations, le sens qu’elles peuvent avoir ?
Travailler sur le sens du conflit, sur la distanciation avec les institutions et non pas
seulement sur son expression radicale, la violence.
12 séances de travail réunirent des professionnels de l’éducation, du travail social, de la
justice et le président d’une amicale de locataires.
Au-delà de la gestion des tensions liées à la lutte contre les leaderships et leur confrontation
au cadre légal, la problématique interrogeait la distanciation des jeunes et des familles sous
l’emprise de ces économies parallèles et des réseaux avec les formes de socialisation
« classiques ».
Comment, pour des professionnels de l’éducation, travailler avec des jeunes et des familles
qui tiennent de moins en moins à la reconnaissance sociale ? « Simple » mécanisme défensif
ou processus identitaire plus profond ?
Comment, dans ce contexte, réinstituer des normes et des valeurs de « protection »
suffisamment fortes pour supplanter les formes de constructions identitaires déviantes,
marginales et/ou sectaires ?
Aussi, il s’agissait non pas de « traiter des comportements déviants » mais de réinterroger
l’évolution du rapport à la loi, à la norme, voire, de reformuler la norme et d’appréhender ce
problème dans un contexte social beaucoup plus large.
Cette expérience de travail confortait l’intérêt de tels espaces de réflexion, d’analyse pour
les professionnels, dans une perspective de veille, d’expérimentation et par la même de
réassurance collective.
Elle mit en exergue le nombre et la qualité des actions éducatives développées sur le
quartier sans que les divers professionnels en présence en aient véritablement connaissance.
Mais il était nécessaire d’approfondir l’analyse sur les processus de distanciation des jeunes
et des familles dans leur rapport au légal pour définir les pistes de travail. Les questions
identifiées imposaient précision et prudence sur la formulation et l’élaboration de réponses
en présence d’institutions diverses, sociales, éducatives et judiciaires (pratiques
institutionnelles face à des situations d’illégalité, travail sur des pratiques familiales
illégales, islamisation des codes de références…).
Le programme régional de recherche action sur les ruptures éducatives auquel il fut proposé
à la ville de Gennevilliers de participer constituait, dans ce contexte, une réelle opportunité
de poursuivre la démarche engagée et de l’élargir à d’autres acteurs de la ville.
A /1. Opportunité de la forme du travail proposé
Il devenait en effet indispensable de s’extraire de la situation très stigmatisée du Luth pour
traiter de ces questions. Elles intéressaient les professionnels bien au-delà de ce quartier. La
poursuite de ce travail ne pouvait s’effectuer en l’absence de partenaires tels que la
prévention spécialisée ou l’Aide sociale à l’enfance, pour ne citer qu’eux.
Le travail engagé ne pouvait se poursuivre sans la présence d’un tiers apportant de
l’expertise, dans une posture d’aide à la réflexion, à la coproduction d’une analyse, de pistes
d’action. Le sujet, le rapport légal/illégal entre jeunes et institutions, nécessitait un système
de régulation et un cadre d’échanges strictement formalisé.
Le cadre scientifique de « recherche-action » constituait donc un support tout à fait
intéressant. Le prolongement de la démarche avec le même chercheur une plus value
évidente.
La « recherche action » permettait de prolonger l’analyse non pas a posteriori mais
d’expérimenter, de produire de l’expertise collective à partir de l’analyse de pratiques. Or, la
reformulation des questions avait montré l’intérêt de produire non pas de la « norme
d’action préconçue » mais de constituer (« capitaliser ») des références collectives
d’expérience, pour fonder de la culture commune. Il n’y a qu’à cette condition que les
professionnels en présence pouvaient se constituer un « cadre de référence » commun.
Cette production ne pouvait de fait s’établir que dans la durée, dans un processus de
distanciation qui permette de vérifier des hypothèses, d’analyser des transformations, des
processus.
A/2. Opportunité de l’échelle de travail proposé
La dimension régionale du programme permettait de s’inscrire dans un espace d’échange
avec d’autres villes, traversées par des préoccupations similaires. Certes les échanges
peuvent se développer en dehors de programmes de recherche, mais ceux-ci ont l’intérêt de
proposer un cadre commun préalable aux expérimentations qui contribue à faciliter les
échanges.
L’inscription dans un programme associant plusieurs villes permettait de traiter de questions
particulièrement complexes et délicates sans pour autant stigmatiser la ville. De tels sujets
imposent en effet l’acceptation d’une mise en danger. La ville de Gennevilliers engageait
une démarche courageuse et novatrice pour lequel le cadre scientifique offrait les garanties
de sa gestion des risques de stigmatisation.
Enfin, l’échelle régionale constituait un espace de médiation interinstitutionnelle, un niveau
de décision intermédiaire important dans l’organisation des institutions françaises. Il était un
niveau intéressant pour envisager les perspectives de travail du programme :
· pour la formation des acteurs ;
· pour la proposition de programmes d’action publique mobilisant l’Etat, les différentes
collectivités territoriales sur un même territoire communal, et particulièrement dans les
champs de l’éducation, de la formation, de l’intégration et de l’insertion
professionnelle.
Le travail engagé par la ville en novembre 2001, prolongé depuis 2002 a ainsi permis de
faire évoluer l’action publique et les pratiques des professionnels.
Le champ de la prévention constitue une bonne illustration. Le programme a permis de
conforter des actions novatrices et développer des axes d’expérimentation sur des champs
nouveaux

http://i.ville.gouv.fr/divbib/doc/RappsynthGennevilliers11-05.pdf

dimanche 23 mai 2010

CR GRP OBS, CR 17/05

CR Groupe Observation
Séance : lundi 17 mai
Participants : Elisabeth, Georgette, Ozgür, Tristan, Virginie

Canevas de synthèse d'observation



I- EN TÊTE

Grpe OBs (Suggestion : Observation déambulatoire, observation de comptoir, observation d’événement, observation d’un territoire limité)
DATE
PARTICIPANTS:/OBSERVATEUR : (au moins deux personnes)
PERSONNES RENCONTRÉES (statut, fonction ...)
OBJET DE L’OBSERVATION / OBJECTIF
MOTS CLEFS


II - PRÉSENTATION EN ENTONNOIR « d’une organisation de la vie » :

Vision factuelle incontournable,
Vision sensible : POINT DE VUE, OBSERVATION D’UNE ATMOSPHÈRE
Pour comprendre une situation, interroger sur :
- Un événement marquant de la semaine
- Une situation habituelle / inhabituelle de la semaine
- Comment participer vous à la vie de quartier ?



III – ENVISAGER UNE SUITE :

- Le plan d’action : Une prise de RDV, une question « QUOI FAIRE ?» ou chacun de nous est à même de faire des recherches des propositions, une nouvelle intervention...etc



PLAN TYPE :

SITUER
- SITUER LE THÈME, DÉFINIR LA SITUATION
- DÉTERMINER LE BUT À ATTEINDRE

OBSERVER
- PENSER À LA COMPLEXITÉ DE LA SITUATION :
. Décrire les faits
. Comparer / distinguer
. Mesurer_ Classer_ Ordonner...

RÉFLÉCHIR
- COMPRENDRE LA SITUATION
-DÉTERMINER LES CONTRAINTES : TECHNIQUES, HUMAINES, FINANCIÈRES.
- PRÉSENTER LES ALTERNATIVES

AGIR
-CONSEILLER, SUSCITER L’ACTION, CONVAINCRE, PROPOSER
-ENVISAGER TOUTES LES SOLUTIONS RÉALISABLES, LES MOYENS, LES MÉTHODES

CR GRP OBS, CR 17/05

CR Groupe Observation du 17 Mai

Canevas

A noter : nom de la personne qui observe. La date. Le lieu et l’objet de l’observation. mots clefs.
Nous avons relevé plusieurs modalités d’observation : un événement précis, un territoire limité, une
déambulation, une pause au café/terrasse/comptoir. Elle est participante, en silence et dans
l’échange.

Chronologie et strates d’observation en « entonnoir »

- Débuter par une observation globale, factuelle, balayer un champ large, relever les éléments
matériels qui font le lieu. Une description des personnes en général, du mouvement, des
interactions…

- Sensation atmosphère

- Puis concentrer l’attention sur les mêmes choses mais dans les détails.

Pas précisé pendant l’élaboration du canevas mais l’expression des ressenties peut avoir sa place
durant les différents temps. Comme pour la description des faits, nous pouvons passer des
impressions globales à celles que laissent les détails. Ou peut être noter leurs variations selon les
moments. ?
Nous avons pensé à quelques questions que nous pourrions poser lors des échanges:
Si le dialogue se fait, après les mots d’approche :
- Comment participez-vous à la vie de votre quartier ?
- Quel est l’événement de la semaine qui vous a marqué ?
Suggestion : Le temps dans leur quartier : ce qu’ils y font, le temps qu’ils y passent, lieu de travail loin
ou non, les lieux fréquentés, ce qu’ils y aiment ou pas….

* Penser à la suite qu’on peut donner aux rencontres.
OZGUR

jeudi 6 mai 2010

>Doc : Bibliographie IAURIF

IAURIF (Institut d'Urbanisme Ile de France)
Médiathèque
15, rue Falguière
75740 Paris cedex 15
Tél. 01 53 85 79 20

Virginie Boursette

Les ouvrages dont la cote commence par IA sont disponibles à l’Iau. Les autres sont dans d’autres centres de documentation, mais nous pouvons les faire venir en prêt afin que vous puissiez les consulter à la médiathèque de l’Iau.


SAROUDA, Judicaël
Jeu (Le) des acteurs publics dans le projet de désenclavement : quartier du Luth.-
sl : chez l’auteur, 2007.- 92 p., cartes, tabl., graph., phot., bibliogr.
Après une présentation de la commune de Gennevilliers, de son parc de logements et du quartier du Luth, les projets menés sur le quartier dans le cadre du Programme national de rénovation urbaine sont abordés. Enfin, l’intervention publique est analysée au travers de la superposition des maillages d’intervention et de la complexité des relations entre les acteurs.
IA 49477

CORBILLE, Christine
Démolir des logements sociaux : du tabou au mot d’ordre.-
Cahiers de l’IAURIF. Supplément habitat. No 33, nov. 2002.- pp. 12-31, plans, phot., bibliogr.
Les démolitions de logements anciens et insalubres, pratiquement toujours de statut privé, ont été largement pratiqués au cours des années 1960 dans le cadre d’opérations lourdes de rénovation. Contestées pour des raisons financières, sociales ou juridiques, elles ont laissé la place aux opérations de réhabilitation moins radicales dans leurs conséquences humaines et patrimoniales. Assez rapidement, dès les années 1970, le besoin de réhabilitation, voire de démolition, s’est fait sentir également dans le parc social, au moins dans la partie touchée par un vieillissement précoce du fait de sa mauvaise qualité de construction. Mais la démolition massive de logements Hlm, à l’époque où elle a commencé à être envisagée, c’est-à-dire à la fin des années 1980, était presque un sujet tabou. La comparaison des deux sites des 4000 à La Courneuve et du Luth à Gennevilliers permet de tirer des enseignements en matière de renouvellement urbain.
IA P.117bis

Gennevilliers. Ouvrir le Luth.-
Lettre de la DIV. N° 53, janv. 2000.- pp.1-2, photo. coul.
Cet article présente brièvement le quartier du Luth à Gennevilliers, un quartier très représentatif de la situation des quartiers en difficulté, un quartier où la vie associative est particulièrement dynamique, et pour lequel il existe plusieurs projets d’amélioration comprenant la démolition de barres de logements (décidée avec les habitants) pour la création de nouvelles voies, le développement de la desserte par les transports en commun (arrivée du métro et liaison en tramway avec Saint-Denis d’ici 5 ou 6 ans).
IA P.177bis, CDU


MATHIEU, Rafaël
Cités (Les) changent : la preuve par neuf.-
92 express. No 156, nov. 2004.- pp. 4-28, phot.
En 1991, le Conseil Général des Hauts-de-Seine lançait le plan d’harmonisation sociale et urbaine (Pacte 92) cumulant réhabilitations et démolitions/reconstructions avec un important travail social de terrain mêlé de développement économique et culturel. De cinq à l’origine, le Pacte 92 est passé à neuf sites situés dans le nord et le sud du département. 217 millions d’euros ont été débloqués sur huit ans pour restaurer La Caravelle à Villeneuve-la-Garenne. Le Luth à Gennevilliers, les Blagis sur les communes de Fontenay-aux-Roses, Bagneux, Bourg-la-Reine et Sceaux, Le Noyer-Doré à Antony, la ville de Châtenay-Malabry, Le Plessis-Robinson, le Petit-Nanterre, les quartiers nord de Colombes et d’Asnières ont bénéficié et bénéficient encore du Pacte 92. En 15 ans, Le Plessis-Robinson s’est mué de cité-dortoir en ville qui séduit, rénovant la cité-jardin délabrée des années 1980 et créant un coeur de ville décloisonnant la ville. La ville de Rueil veut remodeler son grand ensemble en détruisant deux parties de barre et une tour.
IA P.329


BACQUE, Marie-Hélène ; GIRARD, Dominique ; SCIBERRAS, Patrick
ACADIE. PARIS
HAUTS-DE-SEINE. DIRECTION DEPARTEMENTALE DE L’EQUIPEMENT
Introduction (l’) d’activités économiques dans les grands ensembles. Rapport final.-
Paris, Acadie, 1994.- 75 P., cartes, plans, ann.
Etude de l’intégration d’activités dans les grands ensembles afin de proposer une méthode de lecture des sites et de leurs enjeux ainsi que des recommandations pour appréhender la problématique de la diversification. Le document comprend une monographie des sites étudies: le Luth-Gennevilliers, les quartiers-nord d’Asnières et Villeneuve-la-Garenne. Il propose une grille d’analyse qui est ensuite appliquée aux sites d’étude. Il s’appuie sur des cartes et des données statistiques sur les quartiers.
CDU 32216

Lacoste, Gérard
Grands (Les) projets urbains : de l'idée à la réalisation... un long chemin. in : Regards sur la politique de la ville
Cahiers de l'IAURIF, no 123, 2ème trim. 1999.- pp. 85-102, carte, tabl., phot., bibliogr.
L'idée de Grand projet urbain prend corps pendant les années 1980. Elle est déjà au coeur des travaux de la mission "Banlieues 89" de Roland Castro et Michel Cantal-Dupart créée en 1983 qui propose de répondre aux difficultés rencontrées dans les sites de la politique de la ville par la transformation du cadre urbain. Puis en 1989, Yves Dauge, délégué interministériel à la Ville, s'inspirant de l'expérience du quartier Démocratie à Vénissieux, institutionnalise les Grands projets urbains (GPU). La démarche vise à transformer radicalement la physionomie urbaine, économique et sociale d'un nombre restreint de quartiers en y concentrant des moyens importants. Il s'agit de rompre avec la logique de simple réhabilitation qui sous-tendait de nombreux programmes de Développement social des quartiers (DSQ) et de réintégrer le quartier dans la ville. Les groupes de travail se succèdent et les sites expérimentaux se multiplient. Lors de Comités interministériels des villes successifs, une douzaine de secteurs sont retenus pour bénéficier de cette nouvelle procédure. L'Etat et les Régions concernées s'accordent pour retenir ces opérations dans les Contrats de plan signés en 1994. Plusieurs centaines de millions de francs sont promis pour permettre la transformation en profondeur de ces espaces mais il reste à concevoir les projets susceptibles de métamorphoser ces secteurs, à les faire valider par les nombreux partenaires concernés et à les mettre en oeuvre.
IA P.117

Lucan, Jacques
Destination ville
Moniteur architecture, no 41, mai 1993.- pp.19-31, photo., plans
Un nouvel urbanisme se met en place dans les banlieues avec comme grands axes, le désenclavement, le retour à la diversité urbaine et au marché immobilier.
IA P.86


MOISSINAC, Christine ; PREVOST, Véronique ; CLEMENT, Jérôme
ILE-DE-FRANCE. DIRECTION REGIONALE DE L’EQUIPEMENT ; FRANCE. DELEGATION INTERMINISTERIELLE A LA VILLE
Gennevilliers. Evaluation de la démarche développement social de quartier et politique de la ville, Les Grésillons, Le Luth.-
Paris : DREIF, 1993.- 65 P., graph.
Cette étude évoque la politique de la ville en matière de développement social, s’appuyant sur l’exemple de deux quartiers de Gennevilliers : les Grésillons et le Luth. Les auteurs ont la volonté de démontrer que la politique de la ville a beaucoup apporté aux différents quartiers étudiés. Cependant, ils dressent un constat, venant tempérer cet optimisme, basé sur les actions financées, sur les personnes engagées dans cette politique, sur les problèmes d’application et de mesure dans le temps des progrès.
CDU 50141

KROLL, Lucien ; STEFANI, Arlindo
Hauts-de-Seine - ville de Gennevilliers. Changer l’image du luth.-
Cahiers de l’urbanisme. no 10, automne 1992.- pp. 35-60, fig., photo., bibliogr.
Exemple de réhabilitation d’un grand ensemble urbain construit dans les années 60 dans la banlieue ouest de Paris. Les objectifs poursuivis sont le désenclavement et la diversification des fonctions de la cite du luth, ville de Gennevilliers. L’article propose une description des lieux et de la vie dans la cite par l’architecte et par un anthropologue. Il présente aussi les modifications a apporté, en accord avec ses habitants, aux différents îlots composant la cite afin d’en changer son image et ainsi lui permettre de devenir “un quartier banal, sans limites trop précises, pas angoissant, maille et communiquant”.
ISU CU10 ; CDU

KROLL, Lucien ; FUKSAS, Massimiliano
Changer l’image du luth.-
Carré bleu. no 1, 1991.- pp. 13-20, photo., fig.
Dans le cadre d’un concours d’idées organise par la municipalité de Gennevilliers pour la réhabilitation d’une zone critique, les architectes retenus par le jury ex-aequo : Kroll et Fuksas, présentent leurs projets. La municipalité elle aussi prépare ce réaménagement par une politique de consultation des habitants qui associée à la démarche des architectes assure au quartier du luth un devenir base sur un projet social, culturel et urbain.
IA P.111
ILE-DE-FRANCE. PREFECTURE DE REGION ; ILE-DE-FRANCE. DIRECTION REGIONALE DE L’EQUIPEMENT
Synthèse générale de l’étude sur l’appareil commercial dans les quartiers sensibles.-
Paris : DREIF, 1993.- 32 P., tabl.
La synthèse retrace les résultats des monographies et des enquêtes sur les neuf quartiers “sensibles” des Hauts-de-Seine, apportant des données sur les commerçants, le commerce, l’accession au commerce, la transmission du commerce et la clientèle. Les principales difficultés des commerçants concernent notamment l’insécurité, leurs attentes et les perspectives sont soulignées. Les caractéristiques de trois marchés, leurs difficultés, les attentes des commerçants forains et les perspectives sont présentées. Les habitudes de consommation des habitants de ces quartiers, leurs besoins et leurs attentes sont évoqués.
DRE T.2628

DI MARCO, Christophe
ILE-DE-FRANCE. DIRECTION REGIONALE DE L’EQUIPEMENT
Banalisation (la) foncière de cinq grands ensembles de la région Ile-de-France : une étude des contraintes.-
Paris, équipement Ile-de-France, 1991.- 219 P., fig., plans, tabl., graph., bibliogr.
Ce document, plus synthétique que le mémoire qui lui a servi de base, débute par une approche globale restreinte a quelques caractères descriptifs de cinq grands ensembles: le Luth (Gennevilliers); les quartiers nord d’Asnières; le domaine gazier d’Orly et de Choisy-le-Roi; le grand ensemble de Bonneuil-sur-Marne; les bosquets (Clichy-sous-Bois, Montfermeil). Il étudie ensuite plus en détail les cas d’Orly et Choisy-le-Roi d’une part, d’Asnières d’autre part. Puis il analyse la logique des acteurs (municipalités, bailleurs sociaux, promoteurs). Il fait enfin la synthèse de ces investigations au niveau du statut juridique des sols et de la banalisation ainsi qu’à celui des espaces banalisables. Il formule à cette occasion des propositions.
DRE 7012 ; CDU 26168