Régie de quartier du Luth
Mme DE RAMOS
Directrice-adjointe
Entretien réalisé par Marie-Lise L et Anne N
Le 17/05/10
1. Présentation
La Régie de Quartier du Luth est une association de loi 1901, créée à l’initiative de la commune de Gennevilliers et des habitants du quartier. Elle est l’une des 9 entreprises d’insertion de Gennevilliers.
Son objectif premier est de favoriser l’insertion socioprofessionnelle de demandeurs d’emploi de longue durée, bénéficiaires du RMI, jeunes en difficulté en leur proposant du travail, dans le cadre d’un contrat à durée déterminée (maximum 24 mois), après obtention de l’agrément ANPE. La structure possède aussi l’agrément pour les TIG (travaux d’intérêt général).
La Régie sert de tremplin à des personnes éloignées de l’emploi. Elle met en place, avec elles, un parcours d’insertion, en lien avec des structures partenaires (ANPE, Mission Locale, PLIE, associations…) afin qu’elles puissent « restaurer leur estime de soi, reprendre confiance en elles, retrouver une autonomie puis une activité dans une entreprise classique ou une formation adaptée à leur projet professionnel ».
Le deuxième objectif de la Régie est de favoriser le développement du Quartier du Luth, en offrant des emplois en insertion aux habitants ainsi qu’aux Gennevillois et en « oeuvrant pour l’embellissement du quartier par ses activités » (espaces verts, nettoyage, entretien renforcé…)
Elle s’efforce de créer le lien social au sein du quartier, avec les habitants, entre les résidents du Luth et les institutions.
L’équipe
- Un directeur : gère le budget de la régie et les relations avec les financeurs publics
- Une directrice-adjointe : gère l’équipe technique, les salariés en insertion (suivi socioprofessionnel CV, recherches d’emploi), les demandes de subvention (en appui du directeur), les appels d’offre de l’entreprise d’insertion, les relations avec les clients.
- Une équipe technique : 5 chefs d’équipe (qui tournent sur tous les chantiers) et un responsable des espaces verts
- Salariés en insertion : 22 personnes dont deux primo-arrivants, polyvalents sur tous les chantiers (nettoyage, espaces verts, marché). 70 % sont au RSA, les autres sont chômeurs longue durée ; 50% femmes /hommes ; pas de jeunes : Des + 25 ans/séniors. L’équipe est aussi complétée de 3 opératrices de quartier, embauchées en insertion suite au premier contrat (elles gèrent un chantier seul, jouent un rôle de transmission de savoirs envers les salariés en insertion).
- TIG : 6 personnes accueillies cette année
2. Actions
La Régie propose des secteurs d’activités de réinsertion pour ses salariés dans :
- Le nettoyage (parties communes d’immeubles, parking, centre commercial…)
- Les espaces verts (tonte du gazon, entretien d’arbustes et des haies, évacuation de déchets…)
- Les services de proximité : Montage et démontage du marché (lundi et jeudi), déménagement social, distribution de prospectus, pose d’affiches, remplacement de personnels d’entretien et de gardiens d’immeubles, participation à l’entretien renforcé en lien avec les bâilleurs sociaux partenaires et la Mairie de Gennevilliers pour améliorer le cadre de vie et l’environnement du Luth (nettoyage des graffitis, des halls et des cages d’escaliers, peinture).
La régie mène aussi des actions sociales : Elle participe notamment au vide-grenier annuel et à la fête des voisins.
Ses clients
Mairie de Gennevilliers (Direction de la Vie des Quartiers, des Espaces Verts…)OPMHLM Bâilleurs privés (AEDIFICAT, Toit et Joie, France Habitation…)Des associations (VIVRE AU LUTH, FEMMES RELAIS…)Des particuliers
Ses partenaires
- Partenaires réseau d’insertionPLIE DE GENNEVILLIERSANPEMISSION LOCALE DE GENNEVILLIERSESPACE INSERTION DE GENNEVILLIERSBOUTIQUE CLUB EMPLOI- Partenaires financeurs CONSEIL GÉNÉRAL 92 CONSEIL RÉGIONAL D’ÎLE DE FRANCEDDTEFPÉTATFSEPLIE VILLE DE GENNEVILLIERS
3. Regard sur le Luth
Parmi les difficultés évoquées par Mme DE RAMOS dans le cadre de son travail : celle de faire travailler les femmes de conversion musulmane avec les hommes. Mme DE RAMOS reconnaît aussi que l’autorité des chefs d’équipe a plus de poids envers les salariés lorsqu’ils sont eux-mêmes habitants du quartier.
Elle souligne d’autre part une certaine tension avec les habitants qui estimeraient que la régie, en tant qu’employeur du quartier, serait « en devoir de les embaucher ». Parmi les jeunes qui avaient agressé (jets de pierres), deux employés de la régie l’année précédente (ils ont quitté leur emploi depuis), l’un d’eux avaient posé une candidature qui n’aurait pas été retenue, d’après la directrice-adjointe.
Dans le cadre de son travail, Mme DE RAMOS se déplace une fois par semaine sur les chantiers avec les chefs d’équipe et va à la rencontre des gardiens et des habitants. Elle évoque les problèmes de drogue de la Tour 41 et la crainte de la population envers les jeunes.
La directrice-adjointe se demande enfin si la régie va participer à la fête des voisins cette année. La CSF abandonne, en tout cas. L’événement ne semble pas mobiliser la population.
Parmi les projets futurs de la régie, la directrice-adjointe évoque celui d’un jardin pédagogique avec les enfants du quartier, en partenariat avec la Ville.
4. Parcours
Le directeur :
N’habite pas le quartier. Formation en psychologie, a travaillé en RH à la mairie de Toulouse, monté une structure d’audit et longtemps travaillé dans l’insertion professionnelle (Toulouse), avant de prendre son poste à la régie l’année dernière.
La directrice-adjointe :
N’habite pas le quartier et ne le souhaite d’ailleurs pas (tout comme le directeur), afin de « ne pas être une cible en dehors du travail ».
28 ans.
Diplômée d’un DESS RH (cadre des organisations du secteur social), a travaillé pour :
- Le ministère de l’emploi (service RH, Paris)
- Le Secours catholique de la Loire pendant deux ans (accompagnement social de bénéficiaires du RSA, soutien juridique des réfugiés politiques, établissement d’une étude sur la pauvreté à St Etienne).
- Responsable de la scolarité pour les primaires et le collège dans le 93.
- Directrice-adjointe de la régie du Luth depuis 6 mois.
Projets professionnels : Elle ne souhaite pas rester dans cet emploi et projette de partir travailler en Afrique.
5. Bilan de l’entretien
En tant qu’employeur local, la nouvelle équipe à la direction de la régie semble craintive dans son rapport à la population. Aux propos de la directrice-adjointe, on sent une certaine divergence entre ceux qui viennent de l’extérieur et les habitants du quartier, entre les habitants eux-mêmes aussi (crainte des jeunes par les vieux etc.).
Si la structure semble jouer son rôle de tremplin socio-professionnel auprès d’un certain nombre d’habitants du quartier, les propositions autour du lien social aux habitants semblent quasi-inexistantes (une participation au vide-grenier, pas sûr de participer à la prochaine fête des voisins). On relève tout de même ce projet envisagé, à terme, de jardin pédagogique avec les enfants.
Le fait que la directrice-adjointe, notamment, n’ait pas le projet de rester dans son emploi, questionne sur l’implication que peuvent avoir les acteurs professionnels pour faire évoluer le quartier à long-terme.
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mercredi 2 juin 2010
samedi 15 mai 2010
>DOC : le Grand Projet de Ville
DOC COMPLÉMENTAIRE : GPV 1
Le grand projet de ville. À Gennevilliers. > Quartier du Luth régie de quartier, antenne de justice, APP) ...
http://i.ville.gouv.fr/download/576/605 - 36k
Le territoire s’attache à surmonter la forte déprise du secteur secondaire apparue dans les années 1970 ainsi qu’une relative inadéquation entre le niveau de formation des habitants et l’offre d’emploi, qui se traduisent par un taux de chômage supérieur de plus de 3% par rapport à la moyenne départementale.
- baisse de la population (-5 % pour Gennevilliers).
- 60 % de logements sociaux.
À Gennevilliers
> Quartier du Luth
Construit à compter de 1968 et compre-nant initialement 3 240 logements dont 2 631 sociaux, ce quartier accueillait 25 % de la population sur 5% du territoire com- munal. En démarche DSU depuis 1990, il a été retenu GPU en 1992 et classé ZUS depuis 1996. Caractérisé par des immeubles de grande hauteur et par des barres très longues (J.-J. Rousseau 410m de long et 714 logements), ce quartier a déjà fait l’objet d’importants travaux de restructuration dont les effets vont être amplifiés à court terme.
Le projet
le projet de GPV, tant pour le Luth que pour les Grésillons, s’attache à :
> consolider les structures de proximité existantes (régie de quartier, antenne de justice, APP)
> créer des équipements publics aisément accessibles pour les habitants et qui favo- risent le lien social (bibliothèque, salle de sport...)
> requalifier et à dédensifier l’habitat et les espaces publics, à lutter contre l’échec scolaire et l’insécurité et à promouvoir la qualification professionnelle.
De plus, une démarche expérimentale de gestion urbaine de proximité vient d’être initiée (cf. Zoom sur... page suivante)
La mise en oeuvre :
le grand projet de ville se traduira par :
> la mise en place d’un processus visant à l’amélioration du cadre de vie des habi- tants s’appuyant sur une démarche de gestion de proximité en impliquant les bailleurs de logements sociaux et les partenaires publics, la Régie de quartier pou- vant participer en tant qu’opérateur
> la création d’un Fonds de participation des habitants
> la définition du projet de création d’un centre culturel et social
> l’accompagnement individualisé des demandeurs d’emploi en extrême difficulté
> l’aménagement d’espaces extérieurs et d’espaces verts décidés avec les habitants.
Zoom sur...
Une gestion urbaine de proximité
Lors de la concertation menée en mai-juin 1999 et à l’occasion de nombreuses réunions avec des locataires du quartier du Luth, la propreté des immeubles est apparue comme étant une préoccupation récurrente.
Le grand projet de ville. À Gennevilliers. > Quartier du Luth régie de quartier, antenne de justice, APP) ...
http://i.ville.gouv.fr/download/576/605 - 36k
Le territoire s’attache à surmonter la forte déprise du secteur secondaire apparue dans les années 1970 ainsi qu’une relative inadéquation entre le niveau de formation des habitants et l’offre d’emploi, qui se traduisent par un taux de chômage supérieur de plus de 3% par rapport à la moyenne départementale.
- baisse de la population (-5 % pour Gennevilliers).
- 60 % de logements sociaux.
À Gennevilliers
> Quartier du Luth
Construit à compter de 1968 et compre-nant initialement 3 240 logements dont 2 631 sociaux, ce quartier accueillait 25 % de la population sur 5% du territoire com- munal. En démarche DSU depuis 1990, il a été retenu GPU en 1992 et classé ZUS depuis 1996. Caractérisé par des immeubles de grande hauteur et par des barres très longues (J.-J. Rousseau 410m de long et 714 logements), ce quartier a déjà fait l’objet d’importants travaux de restructuration dont les effets vont être amplifiés à court terme.
Le projet
le projet de GPV, tant pour le Luth que pour les Grésillons, s’attache à :
> consolider les structures de proximité existantes (régie de quartier, antenne de justice, APP)
> créer des équipements publics aisément accessibles pour les habitants et qui favo- risent le lien social (bibliothèque, salle de sport...)
> requalifier et à dédensifier l’habitat et les espaces publics, à lutter contre l’échec scolaire et l’insécurité et à promouvoir la qualification professionnelle.
De plus, une démarche expérimentale de gestion urbaine de proximité vient d’être initiée (cf. Zoom sur... page suivante)
La mise en oeuvre :
le grand projet de ville se traduira par :
> la mise en place d’un processus visant à l’amélioration du cadre de vie des habi- tants s’appuyant sur une démarche de gestion de proximité en impliquant les bailleurs de logements sociaux et les partenaires publics, la Régie de quartier pou- vant participer en tant qu’opérateur
> la création d’un Fonds de participation des habitants
> la définition du projet de création d’un centre culturel et social
> l’accompagnement individualisé des demandeurs d’emploi en extrême difficulté
> l’aménagement d’espaces extérieurs et d’espaces verts décidés avec les habitants.
Zoom sur...
Une gestion urbaine de proximité
Lors de la concertation menée en mai-juin 1999 et à l’occasion de nombreuses réunions avec des locataires du quartier du Luth, la propreté des immeubles est apparue comme étant une préoccupation récurrente.
mercredi 12 mai 2010
>DOC : Plan Local d’Urbanisme- Rapport de présentation
INTRO
La loi SRU relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain du 13 décembre 2000, complétée par la loi Urbanisme et Habitat du 2 juillet 2003, traduit
la volonté de l’Etat de promouvoir un aménagement des territoires plus cohérent, plus solidaire et plus soucieux du développement durable.
C’est à ce titre que ces lois mettent en œuvre une réforme des outils de la planification et de l’aménagement du territoire, substituant notamment le Plan
Local d’Urbanisme à l’ancien Plan d’Occupation des Sols.
C’est donc dans ce nouveau cadre que la Ville de Gennevilliers s’est engagée, en prescrivant le 2 octobre 2002, la révision de ses POS et l’élaboration
d’un Plan Local d’Urbanisme...
SOMMAIRE
PREMIERE PARTIE
DIAGNOSTIC TERRITORIAL...................................................... 3
I. L’ORGANISATION URBAINE DU TERRITORE............................ 4
II. CADRAGE SOCIO-DEMOGRAPHIQUE...................................... 18
III. HABITAT.......................................................... 35
IV. LES INFRASTRUCTURE DE TRANSPORT.................................. 53
V. ACTIVITES ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE...................... 64
DEUXIEME PARTIE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT.......................... 99
TROISIEME PARTIE
EXPLICATION ET JUSTIFICATION DES DISPOSITIONS DU PLAN LOCAL D’URBANISME........ 145
QUATRIEME PARTIE : EVALUATION DES INCIDENCES DU PLU SUR L’ENVIRONNEMENT............ 205
ANNEXES
Liste des bâtiments et entités urbaines remarquables
Liste des emplacements réservés
Document PLU Gennevilliers 2007.pdf
consultable en ligne sur
https://www.dropbox.com/home/CNAM#/CNAM
La loi SRU relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain du 13 décembre 2000, complétée par la loi Urbanisme et Habitat du 2 juillet 2003, traduit
la volonté de l’Etat de promouvoir un aménagement des territoires plus cohérent, plus solidaire et plus soucieux du développement durable.
C’est à ce titre que ces lois mettent en œuvre une réforme des outils de la planification et de l’aménagement du territoire, substituant notamment le Plan
Local d’Urbanisme à l’ancien Plan d’Occupation des Sols.
C’est donc dans ce nouveau cadre que la Ville de Gennevilliers s’est engagée, en prescrivant le 2 octobre 2002, la révision de ses POS et l’élaboration
d’un Plan Local d’Urbanisme...
SOMMAIRE
PREMIERE PARTIE
DIAGNOSTIC TERRITORIAL...................................................... 3
I. L’ORGANISATION URBAINE DU TERRITORE............................ 4
II. CADRAGE SOCIO-DEMOGRAPHIQUE...................................... 18
III. HABITAT.......................................................... 35
IV. LES INFRASTRUCTURE DE TRANSPORT.................................. 53
V. ACTIVITES ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE...................... 64
DEUXIEME PARTIE L’ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT.......................... 99
TROISIEME PARTIE
EXPLICATION ET JUSTIFICATION DES DISPOSITIONS DU PLAN LOCAL D’URBANISME........ 145
QUATRIEME PARTIE : EVALUATION DES INCIDENCES DU PLU SUR L’ENVIRONNEMENT............ 205
ANNEXES
Liste des bâtiments et entités urbaines remarquables
Liste des emplacements réservés
Document PLU Gennevilliers 2007.pdf
consultable en ligne sur
https://www.dropbox.com/home/CNAM#/CNAM
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