C'est un dimanche, il y a du soleil et un flux de personnes à la sortie/entrée du métro.
Aux alentours de 14h3O, en direction de la brocante, nous entendons la musique avant même de l’apercevoir.
Elle se déroule sur la place du parking aérien, à côté du centre commercial et au milieu des immeubles du luth.
Une de nos premiers visons est celle « d’un espace parcours » avec des enfants en fauteuils roulants. C’est une animation de sensibilisation organisée par une association qui travaille sur le droit des personnes en situation de handicap.
Dés notre arrivée, nous relevons la présence de plusieurs personnes avec des t-shirt orange où il est écrit « organisation ». En discutant avec eux, nous apprenons qu’ils sont employés de la commune et s’occupent du déroulement de la brocante. Organisée par l’antenne du luth depuis de nombreuses années, c’est un vide grenier qui rassemble les habitants du quartier mais aussi d’autres communes.
L’Atmosphère est joyeuse. Une buvette installée sous une tente est tenue par plusieurs personnes. Des gâteaux ont été préparés par les habitants, sandwichs et boissons sont vendus à petit prix. La recette servira à financer les actions sportives de l’association.
En face de la buvette, des hommes font griller des merguez.
Sous la tente, des tables et des chaises sont posées. Nous nous asseyons pour boire un café et regarder autour de nous.
Un haut parleur diffuse de la musique et appelle à rejoindre la buvette. Une voix joviale invite à la dégustation des pâtisseries, elle annonce aussi les événements du quartier à venir comme le « couscous géant », le carnaval en juin et la fête des voisins.
La « Play List » a été composé par un animateur de la radio locale.Nous relevons que le choix musical n'est pas anodin, il nous parait représentatifs du mélange culturel du quartier. Entre le Wu-Tang Klan, Tracy Chapman, chanson française 70/80, rap, raï et musique africaine.
Une fois nos cafés terminés, nous partons chacun de notre coté pour une balade observatoire.
La place est ensoleillée, les visages sont souriants, les personnes ont l’air de se connaitre. Les stands sont tenus à plusieurs. Les gens s’arrêtent, discutent et rigolent entre eux.
Il y a beaucoup de famille, les enfants se promenent et tiennent aussi des stands. Nous remarquons que les « jeunes » se tiennent en petite bande autour de la brocante mais ne circulent pas vraiment à l’intérieur.
Echange avec une femme aux vêtements, chapeau et bijoux rose : habitante du quartier depuis 45 ans, elle participe à la brocante chaque année. Elle aime ce moment festif et précise que tout le monde l’a connait, que les personne se jettent sur elle avant même l’installation, parce qu’ils savent qu’elle a de beaux objets.
Les premiers mots échangés avec elle expriment « un ras le bol des jeunes qui trainent et font n’importe quoi » elle s’énerve contre une groupe de garçons qui tient un stand à coté du tien, dit qu’ils n’ont pas payé leur place, qu’ils ne font attention à rien et cassent tout.
Elle dit aimer son quartier mais qu’avant 1974 c’était mieux. Il y avait des champs derrière les immeubles et des potagers où ils pouvaient cultiver. Elle regrette ce temps.
Sur le chemin du retour, en direction du métro, nous passons à proximité d’un espace vert, terrain vague où une vingtaine de garçons sont réunis avec des motocross, ils font des grillades et discutent entre eux.
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