Fonctionnalités

lundi 28 juin 2010

Fiche action "le Jardin Solidaire"

FICHE ACTION « JARDIN SOLIDAIRE »



« Introduction
Le quartier du Luth de Gennevilliers est riche de ses habitants jeunes et moins jeunes, de ses initiatives associatives, du métissage qu’offre la présence de ses différentes cultures représentées. Cependant le luth subit tout comme beaucoup d’autres quartiers dits »populaires » les conséquences d’une précarité de plus en plus importante où chacun tente de s’en sortir comme il le peut.


« Constat
Les habitants du quartier du Luth ainsi que les acteurs sociaux, culturels, d’insertion et éducatifs vivent et travaillent sur le même territoire et pourtant se côtoient peu, partagent peu. Chacun œuvre du mieux qu’il peut dans le domaine qui lui est imparti, constatant pour la plupart qu’il est difficile de créer du lien et de l’enthousiasme durables pour que des personnes continuent par la suite de mener de façon autonome les actions nécessaires à une amélioration de la vie du quartier.
Il apparaît après nos rencontres sur le terrain et les diverses recherches documentaires, un sentiment partagé par notre groupe de projet, qui serait celui de cloisonnement, de l’isolement. Il semble qu’il y ait très peu de communication entre les générations par exemple, les habitants en règle générale, mais aussi et surtout entre les multiples actions (culturelles, sociales, d’insertion, éducatives...) mises en oeuvre sur/et pour ce territoire.
L’épuisement vécu et une certaine désillusion ont pu nous être confiés ou ressentis par nous, mais tout ceci est d’autant plus fort qu’ils s’associent de manière prégnante à un véritable sentiment de solitude.

« Nom de l’action : « le Jardin Solidaire »

« Déroulement de l’action

Concept général :

Créer un jardin solidaire afin d’offrir un espace de vie, de partages, de productions, d’échanges, de rencontres au sein même du quartier du luth.
(La culture agricole fait partie intégrante de l’histoire de Gennevilliers et une demande croissante existe pour la création de nouveaux jardins familiaux, il faut compter environ 5 ans pour se voir attribuer une parcelle)*.

Obtenir un espace vert à cultiver (cf. utiliser les réaménagements des espaces verts actuels au sein du Luth), qui sera divisé en plusieurs parcelles, chacune d’elles sera confiée aux acteurs incontournables du quartier, avec le souci d’une représentativité qui soit la plus large possible.

Etapes de la concrétisation de l’action :
- sensibilisation et rencontre avec les habitants, les associations souhaitant se joindre à l’action
- visites et rencontres participatives aux jardins familiaux aux abords du quartier du Luth qui permettent la transmission des savoirs entre les jardiniers expérimentés et les jardiniers novices
- création d’un comité de pilotage composé des coordinateurs désignés pour chacune des parcelles confiées
- établissement d’une charte du Jardin Solidaire, les valeurs défendues du projet et la définition d’une organisation collective (répartition des rôles, système d’organisation, instance de réflexion, de régulation et d’évaluation) et la nécessité pour chaque participant d’une adhésion morale évitant ainsi toute dérive.
- Chaque groupe est responsable de sa parcelle mais participe plus largement à l’organisation et la production de l’ensemble du jardin

Actions menées sur l’année :
- ateliers de jardinage, partage des savoirs, partage des idées, choix des produits cultivés ouverts à tout public
- ateliers pour les enfants, jardin pédagogique
- ateliers de sensibilisation à l’environnement au travers des pratiques de culture de la terre, ouverts à tout public
- organisation de repas conviviaux et solidaires au moment des différentes récoltes qui jalonneront l’année : Concours de recettes avec le fruit ou le légume de saison proposé
- organisation d’un « marché Solidaire », échange de services contre des produits récoltés, distribution de la production aux personnes les plus démunies

Actions « événementielles » :
- Créer une « Fête du jardin » au moment de la brocante du quartier avec une visite commentée des jardins, un repas de quartier convivial et partagé, un lieu de trocs culinaires, un concours de recette…et autres idées basées sur l’échange et la découverte
- Expositions, installations artistiques dans le jardin (par exemple : la poésie envahit notre potager !!)
- Utilisation des matières premières végétales dans la préparation du Carnaval

« Public Visé

Tous les habitants du Luth, enfants, jeunes, adultes, seniors, acteurs associatifs, acteurs institutionnels, en groupe ou seul souhaitant s’investir.

« Date de réalisation, Echéancier
Action menée sur une année, de septembre à août

Moyens
Moyens humains :
- Les porteurs du projet seront identifiés comme le « comité de Craie’Action », assurant la coordination générale du projet, le respect des valeurs incontournables, le fil rouge, la dynamique nécessaire à la réalisation mais également à sa pérennité.
- Un(e) coordinateur(trice) général(e) pour assurer la réalisation sur le terrain la phase de sensibilisation et de mise en place du jardin solidaire
Moyens matériels :
- Un espace cultivable d’environ 120 m2 dans le quartier du Luth avec accès à l’alimentation en eau et électricité
- Une cabane de rangement pour les outils, les tables, les chaises
- Des panneaux d’affichage pour la communication interne et externe

Moyens financiers :
- Location de l’espace avec alimentation en eau et électricité
- Achat du matériel commun à toutes les associations (tables, chaises…)
- Coût de la communication (affichages, flyers pour les événements à l’année et ponctuels)

« Les Partenaires
- Mairie : Le service Gestion du Patrimoine Privé Communal et la Direction de la Vie Citoyenne
- Associations du quartier intéressées par le projet et actrices du projet
- Et autres à rechercher...
« Les Critères et Modalités d’évaluation

Critères Quantitatifs : Nombre de participants, d’acteurs impliqués, de projets qui se greffent ou qui découlent du projet « jardin solidaire »

Critères Qualitatifs : Niveau d’implication des participants et des acteurs, mesure de la satisfaction générale des participants et acteurs du projet (envie de renouveler le projet ?)
Evaluation récoltée par des comptes-rendus des réunions, des questionnaires réalisés auprès des participants, des acteurs et plus largement des habitants du quartier
Exemples d’Associations ciblés pour :
Antenne du Luth, Cuisines du Monde, Consomm’acteurs, AMAP, associations de locataires, régie de quartier, club des jeunes….

*Sources : article sur les jardins familiaux sur le site Internet de la ville de Gennevilliers


Valeurs du projet auxquelles l’action du projet « jardin Solidaire » se rattache

OUVERTURE

L’action du jardin solidaire favorisera la rencontre entre toutes les personnes qui composent le quartier du Luth, habitants, structures associatives et institutionnelles. Créer les conditions avec lesquelles il sera possible de prouver combien la « curiosité », « l’envie de connaître l’Autre », « d’apprendre de l’Autre » peut contribuer à un meilleur « vivre en semble ». S’ouvrir à l’autre, au différent, mobiliser toutes ces individualités qui une fois unes peuvent agir dans l’intérêt de tous et au bénéfice du plus grand nombre.

VALORISATION
Au travers de la création du jardin solidaire, il s’agit de faire émerger les spécificités, les compétences de chacun en encourageant leur expression et leur reconnaissance et valoriser ainsi tout autant, l’envie de transmettre que celle d’apprendre. Le jardin solidaire donne l’occasion à chacun, de contribuer par son investissement, à faire l’expérience de la richesse d’une aventure collective et solidaire.

Missions du projet auxquelles l’action se rattache

Promouvoir la lutte contre tout isolement ; individuel, communautaire, géographique, générationnel

Fédérer et mobiliser autour de projets

Objectifs opérationnels que vise l’action

Créer les conditions de rencontres et d’échanges

Mutualiser les compétences et garantir l’entraide

mercredi 23 juin 2010
















et maintenant?



félicitations
a quand le projet sur le blog avec toutes les parties?
c'est ce que nous envisageons pour l'action la poésie s'affiche
a +++++++

samedi 19 juin 2010

Entretien bibliothécaire du Luth

Entretien bibliothécaire du Luth

Juin 2010

Isabelle Isabeau


Grille d'entretien :

1) Présenter notre démarche

2) Données factuelles sur la bibliothèque

a. Nombres d’inscrits : adulte/enfant

b. Nombres de volumes : adultes/enfant

c. Nombres de visiteurs annuels : adultes/enfant

d. Budget annuel acquisition

e. Nombres de personnes dans l’équipe avec quel statut

3) Quels sont les caracteristiques de vos lecteurs ?

4) Quels sont les types d’animations que vous mettez en place en faveur du public assidus et pour faire venir de nouvelles personnes ?

5) Quels sont les caracteristiques de ce quartier ? et en quoi influencent-t-elles votre travail ?

6) Depuis combien de temps travaillez vous au luth ? avez-vous vu des évolutions ou des changements ?

7) Pouvez vous nous parlez de votre parcours : formation, carrière professionnelle, aspiration.

8) Y-a-t-il des points important de votre activité que nous ayons pas abordé ? si oui, lesquels

Entretien :

900 inscrits 1/3 adultes : 10500 habitants en 1998, 9000 habitants actuellement. Barre Gerrard philipe détruite qui était 20% du public. Les enfants fréquente jusqu'à la troisième et après bibliothèque principale. Une inscription unique pour les trois bibliothèque de Gennevilliers

30000 livres moitié enfants moitié adultes. Au niveau documentaire fusion des livres adultes et enfants. Beaucoup d’album pour les enfants. Bcp roman pour adulte.

Bcp de gens qui visite sans emprunter, d’où difficile de compter. Pas d’antivol. Plus de la moitié des gens ne viennent pas pour emprunter des livres. L’inscription est obligatoire pour fréquenter la bibliothèque. Mais il arrive des exceptions.

4 personnes travaille au Luth et plus de 30 dans l’ensemble des bibliothèque.

Partage les locaux avec le collège.

Une bibliothécaire ; 2 collègue assistant qualifié, et un poste d’assistant.

Projet de nouvel équipement qui devrait ouvrir en 2013. Travaux commenceront en 2011, espère être 7 personnes dans le nouvel équipement.

La bibliothèque actuelle fait 350m carré, et dans le nouveau projet elle aurait 700m carré . On aurai 40 000 volumes.

Ici pas d’accès multimédia, dans le nouvel équipement oui.

Dans bibliothèque de quartier grande polyvalence des employées, il y a des bibliothécaire adulte et enfant mais elles renseignent en fait les adultes comme les enfants

Beaucoup d’enfants primaire, une part importante de collégiens, et au niveau des adultes faible participations mais des adultes participe à des accueil collectif.

Grande mobilité, beaucoup de gens qui parle mal le français. La bibliothèque a pas des créneaux d’ouverture très large entre autre parce qu’il partage leur locaux avec le collège d’où restriction d’ouverture. Pendant les tps de fermeture travail de partenariat pour toucher d’autre personne

Partenaire : crèche, PMI, halte garderie, assistant maternelle -) travail sur la petite enfance, les 3 bibliothèques vont dans ces lieux.

Ecole maternelle, école primaire, -) accueil de classe. Le vendredi ils peuvent recevoir des groupes maternelle matin, primaire après midi.

2 projets : plan d’aide a la lecture remplacé par le prix littéraire pour enfants, sélection de livre fait par enseignants et bibliothécaire, livre présenté en classe, reçu les illustrateur, et vote enfants et vote des parents. A touché énormément de classe. 85% des parents ont voté -) content du résultat. Cette année a touché les maternelle. L’an prochain CP, CE2, CE1.

Deuxième projet : temps spécifique avec exposition et ateliers un mois cette année a touché les adolescents. Centre de loisir, et club 11/14.

Travail avec le collège, réactivité au demande des enseignants. Un écrivain au collège, sélection de 7 à 8 livres, la municipalité offre un des livres aux collégiens et a la fin de l’année il rencontre l’écrivain. Veut montrer qu’on peut prendre du plaisir a lire. Sélectionne de la littérature contemporaine. Livre facile d’autre plus difficile, pour essayé de débloquer l’accès a la lecture, effet d’entrainement, les livres de ces auteurs la sont lu par d’autre, et effet bénéfique sur l’activité scolaire.

La science se livre : initiative du conseil général, expo avec accueil de groupe, plus a la bibliothèque principale,

Les adultes : travaille avec service jeunesse avec accueil de groupe, avec l’aide pédagogique personnalisé , le club de prévention PAJ (13 à 30ans), CSF (confédération social des familles). Cette année citoyen en herbe : sur la rébellion, la révolte (zola, simone veil) pour déboucher dur l’engagement citoyen. Pour apprendre au jeune a canaliser …. Atelier débat.

Actes sud junior : ce qui ont dit non -) a toucher les jeunes

Travaille aussi avec vivre au Luth ASL.

Résidence du troisième âge, il y vont tous les deux mois présentation de livres et dépot de livres.

Promotion auprès des adultes de ce qui se passe dans les autres bibliothèque, et rencontre littéraire une fois par ans au luth

Travaille beaucoup en partenariat avec l’antenne, partenariat avec journal du luth dans son ancienne forme. Va voir comment ça va se transformer

Rencontre littéraire partenariat avec cuisine du monde, car après la rencontre avec l’écrivain on mange ensemble des mets préparé par l’association cuisine du monde

Projet de spectacle de fin d’année, projet commun tamanoir, bibliothèque, financer par l’antenne. Cette année ça n’aura pas lieu, car maintenant l’antenne propose beaucoup de sortie culturel . ca devenait difficile de trouver une bonne date. Au début remplissait la salle, et dernière année qu’une trentaine de personnes, puis réalité budgétaire.

Arrivé le 1er juin 92, maintenant inscrits les enfants des enfants. Connait tout le monde dans le quartier. N’habite pas du tout gennevillier, participe a des fetes dans le quartier, connu dans le quartier. Licence de lettre + CAFB, née en 59 travaille depuis 80. D’abord bib d’aubervillers, et après conseil générale du val de marne pour participer a la politique culturelle, a eu envie de retrouver le terrain et est arrivé au luth. A toujours voulu être bibliothécaire

Collègue depuis 6 ans, licence d’ethno et CAFB, travail depuis longtemps en bib

Les autres plus jeunes collègues. DUT metier du livre.

Politique a Gennevilliers recrutement de professionnelle, personnelle qualifié.

Faire a la fois social et culturelle, amener au livre des gens qui n’y vont pas, de faire promotion de littérature de qualité, mais de répondre aussi aux besoins sociaux et culturels, donc achat aussi répondre au demande actualité, témoignage, et en même tant équilibre . Demande de reconnaissance culturelle, mixité social, inconveniant les communauté se sente moins reconnu.

Petit fond de livre en langue étrangère, et livre en francais langue étrangère(pour apprendre le français). Forte demande d’auto formation.

Dans le nouvelle équipement on reflechit a faire la promotion de l’auto formation

Budget 20 000 euros pour les acquisition de livres.

Population en difficulté , beaucoup de structure d’aide a la réinsertion. Bibliothèque comme lieu ou on retrouve sa culture et celle des autres. Travailler sur la cultures des gens et aussi de la culture française, et autre culture. Bibliothèque comme premier lieu culturelle car gratuit, créneau plus large que les autre lieux culturelles.

Centre de ressource pour les autre organisme de formation. La culture est un outils, mais limité a cause de leur charge de travail. L’intégration social passe par la lecture. Par la lecture on prend de la distance par rapport a ses problèmes, ca permet de s’élargir, de réagir.

La restructuration a commence en 90 et en parallèle travaille sur la mémoire du quartier, bibliothèque pas parti prenante, mais était quand même au courant, l’ethnologue est venu les voir. C’est un regret que les atelier d’écriture ne se soit pas passé en partenariat avec la bibliothèque mais on ne peut pas être sur tous les fronts

Important que les gens ne s’enferme pas dans leur quartier, d’où importance des projets avec la ville entière,

Bilan de l’entretien : La bibliothécaire rencontrée travaille au Luth depuis 18 ans, elle est très enthousiaste, aime son métier et apprécie la population avec lequel elle travaille. Elle a toujours voulu être bibliothécaire (c’est pour ça qu’elle a passé le CAFB (certificat d’aptitude aux fonctions de bibliothécaire) après sa licence de lettre). Ce qui m’a agréablement supris c’est de rencontrer une professionnelle qui est encore enchanté par son métier au bout de tant d’année et qui aime le quartier. Elle nous a dit dès le début que aujourd’hui elle inscrivait les enfants des adultes qu’elle avait vu venir enfant a la bibliothèque, on sent une certaine fierté à ce long parcours. Attends aussi beaucoup de nouvel équipement pour pouvoir avoir une équipe plus importante et mettre en place de nouveaux projets, des heures d’ouverture plus large et donc toucher plus de public. Je suis sortie de cet entretien avec une autre image du Luth, celle d’un quartier ou on pouvait avoir une action sociale et culturelle de qualité, et y travailler avec un certain plaisir.

dimanche 13 juin 2010

observation brocante

C'est un dimanche, il y a du soleil et un flux de personnes à la sortie/entrée du métro.
Aux alentours de 14h3O, en direction de la brocante, nous entendons la musique avant même de l’apercevoir.
Elle se déroule sur la place du parking aérien, à côté du centre commercial et au milieu des immeubles du luth.
Une de nos premiers visons est celle « d’un espace parcours » avec des enfants en fauteuils roulants. C’est une animation de sensibilisation organisée par une association qui travaille sur le droit des personnes en situation de handicap.

Dés notre arrivée, nous relevons la présence de plusieurs personnes avec des t-shirt orange où il est écrit « organisation ». En discutant avec eux, nous apprenons qu’ils sont employés de la commune et s’occupent du déroulement de la brocante. Organisée par l’antenne du luth depuis de nombreuses années, c’est un vide grenier qui rassemble les habitants du quartier mais aussi d’autres communes.

L’Atmosphère est joyeuse. Une buvette installée sous une tente est tenue par plusieurs personnes. Des gâteaux ont été préparés par les habitants, sandwichs et boissons sont vendus à petit prix. La recette servira à financer les actions sportives de l’association.

En face de la buvette, des hommes font griller des merguez.
Sous la tente, des tables et des chaises sont posées. Nous nous asseyons pour boire un café et regarder autour de nous.
Un haut parleur diffuse de la musique et appelle à rejoindre la buvette. Une voix joviale invite à la dégustation des pâtisseries, elle annonce aussi les événements du quartier à venir comme le « couscous géant », le carnaval en juin et la fête des voisins.

La « Play List » a été composé par un animateur de la radio locale.Nous relevons que le choix musical n'est pas anodin, il nous parait représentatifs du mélange culturel du quartier. Entre le Wu-Tang Klan, Tracy Chapman, chanson française 70/80, rap, raï et musique africaine.

Une fois nos cafés terminés, nous partons chacun de notre coté pour une balade observatoire.
La place est ensoleillée, les visages sont souriants, les personnes ont l’air de se connaitre. Les stands sont tenus à plusieurs. Les gens s’arrêtent, discutent et rigolent entre eux.
Il y a beaucoup de famille, les enfants se promenent et tiennent aussi des stands. Nous remarquons que les « jeunes » se tiennent en petite bande autour de la brocante mais ne circulent pas vraiment à l’intérieur.

Echange avec une femme aux vêtements, chapeau et bijoux rose : habitante du quartier depuis 45 ans, elle participe à la brocante chaque année. Elle aime ce moment festif et précise que tout le monde l’a connait, que les personne se jettent sur elle avant même l’installation, parce qu’ils savent qu’elle a de beaux objets.
Les premiers mots échangés avec elle expriment « un ras le bol des jeunes qui trainent et font n’importe quoi » elle s’énerve contre une groupe de garçons qui tient un stand à coté du tien, dit qu’ils n’ont pas payé leur place, qu’ils ne font attention à rien et cassent tout.
Elle dit aimer son quartier mais qu’avant 1974 c’était mieux. Il y avait des champs derrière les immeubles et des potagers où ils pouvaient cultiver. Elle regrette ce temps.
Sur le chemin du retour, en direction du métro, nous passons à proximité d’un espace vert, terrain vague où une vingtaine de garçons sont réunis avec des motocross, ils font des grillades et discutent entre eux.

entretien avec Christian-David Roche du 8 juin (Monia et Aurélie)

En attendant de vous présenter un compte rendu ou montage sonore de l'entretien que nous avons eu avec cet acteur important du Luth, sur le terrain depuis plus de 30 ans,je vous invite à jeter un coup d'oeil au site de l'association: www.ahge-loi1901.com

Rendez vous avec la Vi(ll)e au pavillon de l'Arsenal

LE FABULEUX DESTIN DU NORD-EST PARISIEN
Territoire partagé par les villes d’Aubervilliers, de Paris et de Saint-Denis, avec une longue histoire commune mais singulière, le Nord-Est parisien et ses habitants nous invitent à découvrir le fabuleux destin de cette plaine en constante évolution depuis deux siècles et qui aujourd’hui, avec plus de 250 hectares en cours d’aménagement, prend rendez-vous avec la vi(ll)e du XXIe siècle.

“ ... ce quartier, je le connais, c’est mon quartier, je l’ai vu évoluer, se transformer...” , “ ... c’est un quartier où les gens se parlent... ”, “... toutes les communautés se rencontrent sur les marchés, ça ce sont les endroits publics... ”

Pendant dix mois le Pavillon de l’Arsenal a arpenté ce territoire XXL, depuis le boulevard de la Chapelle jusqu’à la rue du Landy, la mairie d’Aubervilliers, entre le réseau ferré du Nord et l’axe Flandres - Jean Jaurès, et recueilli la parole des habitants de ces quartiers en transformation.

Chaque témoignage donne vie à un patrimoine sensible. Chaque rencontre est l’occasion d’engager un dialogue collectif avec le futur, de la ville vécue à la ville projetée, de la ville intime au territoire partagé, de la ville existante à la ville de demain.

L’exposition invite à découvrir ainsi ce qui est là, ceux qui y vivent, échangent avec ce qui est en devenir : réalités construites et projets ambitieux, mobilité pratiquée et transports de demain, ... plus de 90 projets architecturaux et urbains, récemment réalisés ou en cours, sont ainsi détaillés et présentés : reconversion de sites industriels, constructions d’équipements public, de bureaux et de logements, aménagement de place et création de jardins, mise en œuvre d’infrastructures de transport, ...

Etude urbaine sensible

La ville abordée comme des moments d’interaction entre des territoires et des gens.
Décrire un périmètre en pleine transformation,commencer par aller à la rencontre des habitants,leur poser la question des territoires et des bâtis, ceux qui comptent pour eux, ceux qui les concernent.
En déduire des cartes, leurs cartes.

Cette étude raconte des histoires.
Dix mois de recherches, de rencontres(appeler, prendre rendez-vous, serrer des mains,
écouter, dans un jardin, sur un canapé dans un salon, un local d’association, aller voir, un square caché derrière une barre d’immeuble, un chemin le long du périphérique, la vue depuis un 19ème étage).
S’il est facile de se croiser, se rencontrer prend du temps. Il faut souvent recommencer, ça crée des liens, ça compromet, souvent c’est compliqué,
parfois ça marche.
Les cartes sont faites de ça, de tentatives de rencontres, de gens qui parlent, qui racontent les territoires qui les concernent, les lieux devenus particuliers
parce qu’ils y ont accroché leur histoire.

Le contexte est toujours le même. Les urbanistes construisent des versions de la ville de demain et au rythme de ces transformations, dont certaines ne sont pas encore commencées et d’autres déjà terminées. Ces gens vivent, au milieu,
entre ce qui a pu exister et ce qui existe aujourd’hui,transformé ou non, des passés qui persistent, sortes de fantômes urbains, des lieux complètement reconstruits qui sont encore nommés «le terrain vague». Ils cherchent dans le Macdo de l’avenue de
Flandres la langueur de l’ancienne cafétéria Casino où les personnes âgées venaient sociabiliser, où les Chinois venaient jouer au mahjong.

Personne ne passe à côté des mutations urbaines,personne n’y est insensible. Souvent les habitants s’en emparent, au moins en partie, quand cette partie a un rapport avec leur histoire. Ils ont des idées d’à quoi la ville peut ressembler, créent
des manières de la vivre, d’autres centralités,d’autres dénominations.

Les gens sont la richesse des lieux. La diversité,les origines, les couleurs, les liens. La notion d’appartenance est très forte et il n’est pas question
de partir : «Pourquoi aller ailleurs quand tu te sens bien là ?» résume Bakary Sakho, animateur au Collège Méliès de Riquet.
Les gens sont la richesse des lieux et c’est de là qu’a surgi cette envie de montrer qui ils sont— une caméra ne met pas à l’aise mais tant pis.
Vingt-quatre portraits de gens à travers la manière de vivre leur quartier, ou vingt-quatre portraits de territoires à travers la manière dont les habitants les
vivent.

Voilà, donc les lieux se transforment et ces transformations interagissent avec la vie et les gens,avec leurs histoires déjà là, avant le début, et tout
cela, cette âme, ces lapsus, colonisent les mutations urbaines, les hantent. Aujourd’hui — mai 2010—, voici un état des lieux, aussi subjectif et humain
que peut être une série de rencontres, un momentde l’interaction entre les enjeux humains / urbains,peut-être à intégrer à la dialectique du territoire à
venir, même s’il est trop tard pour parler de
demain.

ETUDE MENÉE PAR THIERR Y PAYET
JUIN 2009 - MAI 2010
4

mercredi 9 juin 2010

>DOC : De la sauvegarde du patrimoine culturel de l'immatériel

http://www.altritaliani.net/spip.php?article140

De la sauvegarde du patrimoine culturel de l’immatériel - Convention UNESCO

par Morena Campani

giovedì 4 giugno 2009

La tradition représente nos racines, notre mémoire ; elle a été transmise à travers la culture orale, pendant des siècles. La mémoire et la culture de l’oralité sont un patrimoine universel à préserver et à valoriser, a reconnu l’UNESCO dans sa Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel adoptée le 17 octobre 2003.

En l’absence d’un cadre de protection et de valorisation, le patrimoine culturel est rendu très vulnérable non seulement par les situations de catastrophes imminentes mais aussi par d’autres facteurs extérieurs qui contribuent à la disparition des traditions et des pratiques culturelles tels que l’accroissement de la population, l’urbanisation, la pauvreté et les projets de développement. Depuis six ans, l’Unesco a reconnu l’importance de sauvegarder et de transmettre l’immense Patrimoine Immatériel qui révèle le caractère unique et original de chaque groupe social (Convention adoptée le 17 octobre 2003)


Architecte de formation, MORENA CAMPANI consacre ses premières années professionnelles à concevoir des espaces à vivre, en mêlant diverses approches et techniques de l’habitat. A travers différents événements culturels nationaux ou internationaux (installations, performances théâtrales, ateliers pédagogiques, publications etc), elle poursuit sa recherche sur l’espace et les arts qui collaborent à l’harmonie de cet espace. Ainsi, l’événement « Mettere a nudo », qu’elle réalise avec le chef d’orchestre Riccardo Muti et le Musée de Ravenne autour de l’oeuvre de Shakespeare. Installée depuis 2003 à Paris, elle crée une agence culturelle favorisant les échanges entre créateurs italiens et européens.
Consultante à la cinémathèque française sur le cinéma d’avant-garde italien, elle coécrit des scénarios de courts-métrages et des documentaires liés à l’histoire culturelle, sociale et politique de son pays d’origine. Avec le "Voyage en Italie" , un spectacle autour des valeurs et l’identité du peuple italien à travers ses principaux idiomes : le chant, la danse et le récit, elle prolonge son travail de scénographe vers celui de metteur en scène qu’elle affirme avec le “Voyage Méditerranée”, interprété par la Compagnie de Dario Fo.
Toujours à la recherche d’expressions complémentaires abordant la question de la mémoire, des valeurs, de l’espace et du temps pour créer du futur, elle écrit le livret d’un opéra contemporain sur les Muses, filles de Mnemosyne, déesse de la transmission, avec la complicité du compositeur Philippe Eidel connu pour ses Mama’s et la musique du Mahabarata mis en scène par Peter Brook. Dès 2000, elle s’intéresse aux nouvelles technologie de la communication et monte un projet de eLearning, fait par et pour les enfants autour des “protagonistes de l’histoire” qui sera soutenu l’Union Européenne. Cette obsession du partage des savoirs par la circulation des personnes et de l’information, la conduit à rencontrer Martina A. Catella, musicienne, auteur, ethnomusicologue, spécialiste des questions relatives à l’identité vocale individuelle et collective des cultures de l’oralité, et à s’associer à son projet intitulé “ma voix, dans le chant du voisin” pour découvrir sa voix et le monde par le chant, sur des supports traditionnels et virtuels.

mardi 8 juin 2010

CR07 07/06 PLAN DE PRÉSENTATION

DOC 1PLAN DE PRÉSENTATION pour la Validation du projet
Doc 2- GRILLE DE DONNÉES FACTUELLES/ DOCUMENTAIRES / OBSERVATION



DOC 1PLAN DE PRÉSENTATION

- OBJECTIFS

1 - la genèse du projet et son contexte
2 - le projet
3 - les actions et les moyens



Doc 2- GRILLE DE DONNÉES FACTUELLES/ DOCUMENTAIRES / OBSERVATION

- Données du territoire (services publics, infrastructure, lieux de culte, politique de la ville; ZEP...
- Données de la population
- Tissu culturel
- Dispositifs et tissu réseau du travail social
- Vie sociale et tissu associatif
- Vie économique et sociale


A partir des données faire ressortir
-----> les forces et opportunités
-----> les faiblesses, blocages (perçus sur le terrain) au regard de l'obtention des informations et du croisement avec les observations

Afin de faire
-----> des préconisations, propositions, hypothèses d'action répondant aux manques

CR07 07/06 SOCLE et MiSE EN OEUVRE

I- SOCLE DU PROJET


Valeurs / Philosophie d'action

---> Finalité du projet, idéal / concept que l'on veut atteindre et/ou défendre...

Ethique / Principes d'action

---> Définition du concept, de l'idéal : que veut-on défendre à travers celui-ci? Sur quels principes seront menées les actions?


Missions / Objectifs généraux

---> Déclinaison plus concrète de l'idéal / de la finalité du projet. Quels objectifs poursuit-on pour défendre / atteindre l'idéal / la valeur définie en amont ? Les objectifs s'organisent et se hiérarchisent par rapport au contexte territorial, politique...
Pour chaque valeur définie, il y a UN ou PLUSIEURS objectif(s)



II-MISE EN ŒUVRE DU PROJET
(selon les cas, les moyens peuvent être définis avant les actions, en lien direct avec les objectifs posés en amont)


Actions
---> Que va-t-on proposer concrètement sur le terrain : quelles sont les actions à mener pour atteindre les objectifs préalablement définis?
Les actions peuvent être redéfinies d'une année à l'autre, contrairement au « socle du projet »
Pour chaque objectif poursuivis, il y a UNE ou PLUSIEURS action(s)

Moyens (humains, financiers, matériaux...)
---> Quels sont les moyens humains, financiers, matériaux,... nécessaires à la mise en oeuvre des actions?
Les moyens peuvent être redéfinies d'une année à l'autre, contrairement au « socle du projet »
Les moyens nécessaires doivent être définis pour chacune des actions proposées (ou, dans certains cas, pour chaque objectif défini en amont)

lundi 7 juin 2010

publication des photos du terrain

je trouve que le blog s'enrichit
mais peut etre pas assez de commentaires?
de mon cote j'ai fait parvenir à Virginie des photos du terrain
bon courage à tous pour cette semaine
monia

vendredi 4 juin 2010

Entretien de Johan Mandroux responsable du Tamanoir

Entretien avec Johan Mandroux LE TAMANOIR
réalisé par MIGUEL le 1 juin 2010


Le Tamanoir est né en 97, c’est à l’origine un Café musical à vocation sociale, maison de quartier et lieu de culture. Position très précaire. Il y a eu des directeurs successifs qui ont mené des actions de médiations ; le résultat a été contre-productif. Ex :Il a fallu répondre à la demande de la mairie de la mairie de Gennevilliers (financeur), s’inscrire dans la politique sociale de la ville, politique de quartier.
Dans un premier temps, le Tamanoir était un projet musical très rock négligeant les aspects socialisants, ce qui induits des difficultés mais également des bénéfices non négligeables.
Cela le fait passer de statut de salle de quartier (café musique, bar) à celui de salle de concert inscrit comme telle dans les réseaux professionnels, subventionné par la DRAC notamment (voir documents sur partenaires réseaux Tamanoir) Aujourd’hui grâce à cela nous programmons 40 dates par an dont 30 pros déclarés par nous-mêmes. Nous accueillons 20 résidences par an, de 4 jours à 4 semaines.
Nous sommes soutenus par plusieurs lignes culture : la DRAC (aide au fonctionnement), la ville de genevillier, le conseil régional, la ville de Gennevilliers et la politique de la ville.
Il faut aujourd’hui redéfinir le projet du Tamanoir. Nous ne pouvons répondre à la demande de la politique de ville d’en faire toujours plus, nous sommes opposé au fait d’aller faire de la médiation in situ « on va s’occuper de vous », nous ne sommes pas des éducateurs, les projets de quartiers ponctuels ont un impact très limitée, attention à l’aliénation, le travailleur social se trouve souvent bien seul dans sa démarche, il faut réfléchir ensemble… ..D’après moi la médiation se fait de l’intérieur de la structure mieux que de l’extérieur ; d’où la difficulté : exiguïté des locaux, matériel vieillissant… .Les jeunes ne sortent pas du Luth ; au niveau de leur pratique musicales (quel que soit le style), ils pensent que leur travail est une référence, mais ils n’explorent pas, n’écoutent pas ce qui se fait ailleurs et par là même ce qui a pu fonder leur démarche. C’est là que nous entendons travailler vraiment et nous pensons qu’il y a là un vecteur d’ouverture et de socialisation bien plus important… .C’est donc bien de l’intérieur de la structure que se fait la médiation, en travaillant le pré historicité de la musique qu’ils pratiquent

Les réseaux : nous faisons partie de la Fédurock Actes If, réseau 92, et R.I.F.
Comment faire partie de tant de réseaux ? Cela ne sert à rien, les lieus ont des problématiques propres et les réseaux idem, qui sont totalement étrangères les unes des autres, c’est paradoxal. Les réseaux 92 regroupent des lieux qui sont très hétérogènes et très amateurs ; nous sommes les seuls à avoir une pratique professionnelle. La fédurock est intéressante au niveau politique, mais il faut avoir une réelle maîtrise en politique culturelle, syndicaliste etc. sinon, l ne comprend rien. Le seul réseau qui semble intéressant c’est Actes if pour leur politique trans-disciplinaire, qui permet d’ouvrir le champ culturel à d’autres pratique que la musique amplifiée, qui a ses limites également

Commentaires……Cet entretien n’a pas porté véritablement sur les questions prévue mais néanmoins on peut penser que Johan Mandroux compte associer une démarche élargie à d’autres pratiques culturelles (forcément assez politisées Actes if en est l’exemple), tout en concentrant ses ateliers sur des pratiques fondamentales, celles-ci étant une porte sur une réflexion plus citoyenne de l’art (j’extrapole peut-être). Dans tous les cas, ses positions face au « saupoudrage » réclamé notamment par la politique de la ville est très importante à souligner et à défendre ardemment dans nos pratiques quotidiennes ; Apparemment il compte plus sur un développement régional au niveau des structures culturelles en terme de qualité de pratique (encore un réseau ?) afin d’ouvrir « l’espace des jeunes », plus que sur une activité locale.

mercredi 2 juin 2010

CR Entretien "Régie de quartier" 17 mai 2010

Régie de quartier du Luth
Mme DE RAMOS
Directrice-adjointe

Entretien réalisé par Marie-Lise L et Anne N
Le 17/05/10

1. Présentation
La Régie de Quartier du Luth est une association de loi 1901, créée à l’initiative de la commune de Gennevilliers et des habitants du quartier. Elle est l’une des 9 entreprises d’insertion de Gennevilliers.
Son objectif premier est de favoriser l’insertion socioprofessionnelle de demandeurs d’emploi de longue durée, bénéficiaires du RMI, jeunes en difficulté en leur proposant du travail, dans le cadre d’un contrat à durée déterminée (maximum 24 mois), après obtention de l’agrément ANPE. La structure possède aussi l’agrément pour les TIG (travaux d’intérêt général).
La Régie sert de tremplin à des personnes éloignées de l’emploi. Elle met en place, avec elles, un parcours d’insertion, en lien avec des structures partenaires (ANPE, Mission Locale, PLIE, associations…) afin qu’elles puissent « restaurer leur estime de soi, reprendre confiance en elles, retrouver une autonomie puis une activité dans une entreprise classique ou une formation adaptée à leur projet professionnel ».
Le deuxième objectif de la Régie est de favoriser le développement du Quartier du Luth, en offrant des emplois en insertion aux habitants ainsi qu’aux Gennevillois et en « oeuvrant pour l’embellissement du quartier par ses activités » (espaces verts, nettoyage, entretien renforcé…)
Elle s’efforce de créer le lien social au sein du quartier, avec les habitants, entre les résidents du Luth et les institutions.
L’équipe
- Un directeur : gère le budget de la régie et les relations avec les financeurs publics
- Une directrice-adjointe : gère l’équipe technique, les salariés en insertion (suivi socioprofessionnel CV, recherches d’emploi), les demandes de subvention (en appui du directeur), les appels d’offre de l’entreprise d’insertion, les relations avec les clients.
- Une équipe technique : 5 chefs d’équipe (qui tournent sur tous les chantiers) et un responsable des espaces verts
- Salariés en insertion : 22 personnes dont deux primo-arrivants, polyvalents sur tous les chantiers (nettoyage, espaces verts, marché). 70 % sont au RSA, les autres sont chômeurs longue durée ; 50% femmes /hommes ; pas de jeunes : Des + 25 ans/séniors. L’équipe est aussi complétée de 3 opératrices de quartier, embauchées en insertion suite au premier contrat (elles gèrent un chantier seul, jouent un rôle de transmission de savoirs envers les salariés en insertion).
- TIG : 6 personnes accueillies cette année

2. Actions
La Régie propose des secteurs d’activités de réinsertion pour ses salariés dans :
- Le nettoyage (parties communes d’immeubles, parking, centre commercial…)
- Les espaces verts (tonte du gazon, entretien d’arbustes et des haies, évacuation de déchets…)
- Les services de proximité : Montage et démontage du marché (lundi et jeudi), déménagement social, distribution de prospectus, pose d’affiches, remplacement de personnels d’entretien et de gardiens d’immeubles, participation à l’entretien renforcé en lien avec les bâilleurs sociaux partenaires et la Mairie de Gennevilliers pour améliorer le cadre de vie et l’environnement du Luth (nettoyage des graffitis, des halls et des cages d’escaliers, peinture).
La régie mène aussi des actions sociales : Elle participe notamment au vide-grenier annuel et à la fête des voisins.
Ses clients
Mairie de Gennevilliers (Direction de la Vie des Quartiers, des Espaces Verts…)OPMHLM Bâilleurs privés (AEDIFICAT, Toit et Joie, France Habitation…)Des associations (VIVRE AU LUTH, FEMMES RELAIS…)Des particuliers

Ses partenaires
- Partenaires réseau d’insertionPLIE DE GENNEVILLIERSANPEMISSION LOCALE DE GENNEVILLIERSESPACE INSERTION DE GENNEVILLIERSBOUTIQUE CLUB EMPLOI- Partenaires financeurs CONSEIL GÉNÉRAL 92 CONSEIL RÉGIONAL D’ÎLE DE FRANCEDDTEFPÉTATFSEPLIE VILLE DE GENNEVILLIERS

3. Regard sur le Luth

Parmi les difficultés évoquées par Mme DE RAMOS dans le cadre de son travail : celle de faire travailler les femmes de conversion musulmane avec les hommes. Mme DE RAMOS reconnaît aussi que l’autorité des chefs d’équipe a plus de poids envers les salariés lorsqu’ils sont eux-mêmes habitants du quartier.

Elle souligne d’autre part une certaine tension avec les habitants qui estimeraient que la régie, en tant qu’employeur du quartier, serait « en devoir de les embaucher ». Parmi les jeunes qui avaient agressé (jets de pierres), deux employés de la régie l’année précédente (ils ont quitté leur emploi depuis), l’un d’eux avaient posé une candidature qui n’aurait pas été retenue, d’après la directrice-adjointe.

Dans le cadre de son travail, Mme DE RAMOS se déplace une fois par semaine sur les chantiers avec les chefs d’équipe et va à la rencontre des gardiens et des habitants. Elle évoque les problèmes de drogue de la Tour 41 et la crainte de la population envers les jeunes.

La directrice-adjointe se demande enfin si la régie va participer à la fête des voisins cette année. La CSF abandonne, en tout cas. L’événement ne semble pas mobiliser la population.

Parmi les projets futurs de la régie, la directrice-adjointe évoque celui d’un jardin pédagogique avec les enfants du quartier, en partenariat avec la Ville.


4. Parcours

Le directeur :
N’habite pas le quartier. Formation en psychologie, a travaillé en RH à la mairie de Toulouse, monté une structure d’audit et longtemps travaillé dans l’insertion professionnelle (Toulouse), avant de prendre son poste à la régie l’année dernière.

La directrice-adjointe :
N’habite pas le quartier et ne le souhaite d’ailleurs pas (tout comme le directeur), afin de « ne pas être une cible en dehors du travail ».
28 ans.
Diplômée d’un DESS RH (cadre des organisations du secteur social), a travaillé pour :
- Le ministère de l’emploi (service RH, Paris)
- Le Secours catholique de la Loire pendant deux ans (accompagnement social de bénéficiaires du RSA, soutien juridique des réfugiés politiques, établissement d’une étude sur la pauvreté à St Etienne).
- Responsable de la scolarité pour les primaires et le collège dans le 93.
- Directrice-adjointe de la régie du Luth depuis 6 mois.
Projets professionnels : Elle ne souhaite pas rester dans cet emploi et projette de partir travailler en Afrique.


5. Bilan de l’entretien

En tant qu’employeur local, la nouvelle équipe à la direction de la régie semble craintive dans son rapport à la population. Aux propos de la directrice-adjointe, on sent une certaine divergence entre ceux qui viennent de l’extérieur et les habitants du quartier, entre les habitants eux-mêmes aussi (crainte des jeunes par les vieux etc.).
Si la structure semble jouer son rôle de tremplin socio-professionnel auprès d’un certain nombre d’habitants du quartier, les propositions autour du lien social aux habitants semblent quasi-inexistantes (une participation au vide-grenier, pas sûr de participer à la prochaine fête des voisins). On relève tout de même ce projet envisagé, à terme, de jardin pédagogique avec les enfants.
Le fait que la directrice-adjointe, notamment, n’ait pas le projet de rester dans son emploi, questionne sur l’implication que peuvent avoir les acteurs professionnels pour faire évoluer le quartier à long-terme.

CR du 30/05 : Actions Jardins familiaux et cinéma en plein air pour les missions 3 et 4

Compte rendu cours du lundi 30 mai
Participant : Elisabeth, Sophie, Marie-Lise, Virginie, Rosa-Ines

1) Mission: "Mutualiser les compétences et garantir l'entre aide"n°3

Actions: L'idée serait de pouvoir utiliser les jardins familiaux, de créer de nouvelles parcelles (cf, création d'un jardin pédagogique), de promouvoir l'échange des compétences (jardinier, cuisinier, organisateurs de repas conviviaux, vente des produits sur le marché, imaginer peut-être des moyens de trocs, favoriser une économie solidaire peut-être non monnétaire...)

2) Mission: "Promouvoir la lutte contre tout isolement"n°4

Actions: organiser des séances de cinéma en plein air, soirées cinématographiques donnant l'occasion à toutes les générations de pouvoir se retrouver dans les programmations. Créer des comités de programmations avec des personnes représentatives de chaque génération mais aussi de toutes les cultures représentées dans le quartier du Luth.

Mes camarades du groupe du lundi 31 mai 2010 pourront ajouter des choses et en enlever aussi si je me suis trop avancée!!!

Marie-Lise

Entretien de Johan Mandroux responsable du Tamanoir

Entretien de Johan Mandroux responsable du Tamanoir
Miguel
date : ?
Un résumé de l'entretien sera bientôt disponible, en attendant vous pouvez ecouter l'ensemble de l'entretien

lundi 31 mai 2010

CR 31/05 : Action Spectacle Convivial

Récapitulatif de notre proposition du jour concernant les 2 missions suivantes:
-créer des conditions de rencontres et d'échanges
-fédérer et mobiliser autour de projets
-->Organisation d'un spectacle ou dîner-spectacle ou cabaret par les jeunes du quartier pour tout le public du quartier (notamment les moins jeunes)
->Résultats attendus: Valorisation des jeunes et Changement de regards sur les jeunes
->Action débutera par la récolte des idées pour le spectacle auprès du public receptif cible (les moins jeunes) par le public en action (les jeunes)

Groupe de réflexion composée de Georgette, Miguel, Amandine et Isabelle K.

OBS du concert au Tamanoir (Amazigh Kateb et Afouss)

Le Tamanoir

http://www.letamanoir.com
31 Boulevard Jean-Jacques Rousseau 92230 Gennevilliers
01 47 94 15 45
Métro : Asnières Gennevilliers Les Courtilles

Amazigh Kateb
http://www.marcheznoir.amazighkateb.com/

Réalisé par Monia et Aurélie
Le samedi 15 mai

I Présentation du Tamanoir ( cf. doc 2. Les projets les actions)

Les activités : on y fait quoi, pour qui ?
Dirigé par Johan MANDROUX depuis septembre 2009, le Tamanoir est selon lui :
« un lieu d’accueil dans le quartier du Luth ». Équipement municipal à vocation social et culturel, la salle de concert le Tamanoir est implanté dans la cité /quartier du Luth qu’il faut traverser à 10 minutes du métro Asnières les Courtilles (prolongement de la ligne 13). En nous dirigeant vers ce lieu nous n’avons pas remarqué d’affichage signalant la soirée. Par contre, la brocante (23 mai) et le couscous géant (29 mai) ont fait l’objet d’une communication.
Pour entrer dans ce quartier et pouvoir accéder au Tamanoir on ne peut pas éviter les barres. Elles composent l’architecture principale de l’espace. Tandis que le Tamanoir, bâtiment simple, discret et modeste ressemble à une miniature posée au pied des barres. L’un des murs taggés (voir photos). L’équipement est visible des fenêtres des habitants.
A proximité de la salle de concert on remarque un collège, une bibliothèque, et un gymnase Le Tamanoir est délimité par des grilles et il est agrémenté d’un petit espace vert ce qui permet au public de sortir. Et, à l’extérieur, pendant le concert nous n’avons pas constaté de problème de nuisance (sonore, présence de personnes extérieures)
Le lieu exprime sa volonté de catalyser le public du quartier en accueillant des actions festives. (Ex : l’association les VOISINES organise un défilé de mode), développer un partenariat de longue durée avec (l’Antenne du Luth). Les habitants que nous avons rencontrés en entretien nous ont parlé de cet événement.
« un espace de diffusion de spectacles », scène des musiques actuelles, avec une programmation éclectique au niveau des styles musicaux mais aussi du type d’artiste qui vient reconnu ou tout juste repéré ou encore amateur. Nous avons assisté à une soirée qui faisait coexister un jeune artiste à un artiste reconnu qui déplace un public. Le lieu s’inscrit dans un réseau de scènes alternatives qui développe des partenariats sur la ville (Discothèque, Théâtre de Gennevilliers) et avec les communes voisines « pour faire circuler les publics… structurer la scène amateur…repérer des artistes»
« de développement d’activités culturelles pour les jeunes Gennevillois », ateliers hebdomadaires, projet de spectacle qui regroupe des participants aux ateliers pour la 1ère fête des Ateliers le 11 juin, intervention d’artistes au Conservatoire.
«et un lieu de création ».
Le lieu :
Le Tamanoir est un lieu assez petit, convivial, d’une capacité d’accueil de 200 personnes. Il y a un bar à l’entrée de la salle de concert où l’on peut se restaurer et boire entre autre de l’alcool (seul lieu où l’on en trouve le soir dans le quartier). Les prix restes abordables, 4 euros l’entrée tarif réduit, café gratuit, 1 euros 50 la boisson.La scène est de taille réduite mais un groupe de musicien peut s’y produire. C’est aussi la taille de la scène qui donne la possibilité de proximité avec les artistes. C’est un point de l’observation qui donne un aperçu de l’ambiance du concert de ce soir là.
De plus, le public est debout se plaçant au bord de la scène (peu de siéges dans la salle)

II Le public (qui vient pour le concert, d’où, pourquoi ?)
Nous sommes installées suffisamment en avance pour observer l’arrivée du public. Les gens arrivent par groupe majoritairement, nous demande où se trouve l’entrée, s’il y a un endroit proche où l’on peut s’acheter quelque chose à manger. Le public qui attend est représenté par des groupes dont les membres se connaissent.
Premier constat donc : une grande partie du public se connaît et vient pour la première fois. Nous déduisons qu’ils semblent extérieurs au quartier. Plus tard, le gardien nous confirme que le public extérieur (aux quartiers, à la commune ?) représente en moyenne 70% sur l’ensemble de la programmation. Confirmation en questionnant une femme informée du concert par la brochure parisienne Lilo pendant le concert.
La moyenne d’âge est d’environ 30 ans mais nous constatons un mélange des générations (peut-être lié au genre musical). On remarque également une mixité filles-garçons.
Pendant le concert, une vrai proximité s’est établit entre le chanteur et son public, particulièrement avec un groupe de jeunes qui attendait cet artiste le mitraillant de flash dès son arrivée sur scène, connaissait par cœur ses chansons, venait l’embrasser, danser sur scène, jouer du karbab (castagnettes en métal). Il était pour ce groupe le symbole d’une nationalité, d’une culture. Ces jeunes brandissent le drapeau berbère, le vêtissent d’un foulard noir et blanc. Par ailleurs, le chanteur est d’autant plus proche qu’il parle, répond, chante en différentes langues (kabyle, arabe et français) cette musique qui touche au-delà d’une appartenance culturelle. Déjà, les berbères sont répartis sur toute l’Afrique du Nord (cf. document supplémentaire). Il y avait par exemple un public très identifiable par son style vestimentaire, hippie, altermondialiste. En cherchant un peu le père du chanteur, l’écrivain Yateb Yacine a écrit : « Mais quand on parle au peuple dans sa langue, il ouvre grand les oreilles. On parle de l'arabe, on parle du français, mais on oublie l'essentiel, ce qu'on appelle le berbère. Terme faux, venimeux même qui vient du mot 'barbare'. Pourquoi ne pas appeler les choses par leur nom? ne pas parler du 'Tamazirt', la langue, et d''Amazir', ce mot qui représente à la fois le lopin de terre, le pays et l'homme libre ? » « la première langue du pays depuis les temps préhistoriques »
Le concert s’est donc très bien déroulé, dans une bonne ambiance sans que des mesures de sécurité viennent séparer l’artiste de son public, empêche les débordements passionnés de ce groupe. Ce concert de très bonne qualité paraît répondre à un besoin de culture, d’être en contact avec soi dans un moment convivial.
On nous précise en partant que ce concert avait ramené particulièrement du monde.

Bilan
Si la visibilité du lieu est évidente par son emplacement, lieu de passage pour accéder à d’autres équipements, si on doit savoir qu’il existe et où, la visibilité du contenu, des activités et la connaissance du lieu à l’intérieur l’est moins. La population locale (quartier, ville?) ne fréquente pas le lieu soit parce qu’elle n’est pas informée soit que cela ne l’intéresse pas. 70% de personnes extérieurs se déplacent jusqu’au Luth soit parce qu’un réseau de communication fonctionne, qu’ils connaissent l’artiste, le musicien…Y a-t-il d’autres cas de figure ? Comment le Tamanoir fait-il sa communication dans le quartier, la ville et au-delà ?
Le tout nouveau Directeur semble travailler à une certaine ouverture du lieu. Il serait d’ailleurs intéressant d’en savoir un peu plus sur l’histoire du lieu et dans quelle continuité politique s’inscrit-il avec son prédécesseur, à partir de quel diagnostique ?
Pense t-il la programmation à partir de la problématique du public ? Faire venir le public du Luth est-ce un de ces objectifs ? Doit-il être un lieu réservé aux habitants ? Il semblerait qu’il voit cette question de la fréquentation un peu différemment, cherchant peut-être plus à créer une dynamique dans le lieu en valorisant les forces vives du quartier, de la ville autour de la musique.
Il faudrait en savoir plus sur la mise en œuvre du projet défilé avec l’association, Les Voisines. As t-il répondu a une demande où est-il allé à leur rencontre ? Accueille t-il d’autres projets associatifs qui ne sont pas strictement musicaux ? Quelles sont les conditions ? Par ailleurs, cette dynamique est représentée par la dimension créative et professionalisante des ateliers, par le lien qu’il tisse entre artistes, entre amateurs, et enfin par le rôle de tremplin qu’il cherche à jouer. Le public est peut-être là aussi grâce à ces motivations. Est-ce que ces actions nous permettent de dire que le Tamanoir participe à la vie de quartier ?
S’informer également du statut/ fonctionnement, bénévolat/ partenaires dans le quartier/ projets

Entretien de deux habitants du quartier


Réalisé par Monia et Aurélie
Le samedi 15 mai

I Présentation des habitants
Nous avons réalisé tout d’abord un entretien avec le frère de Monia, L, 55 ans, marié 3 enfants,(ingénieur en telecommunication) puis nous avons plus rapidement interrogé une de ses filles, N, âgée de 17 ans.
II Leur attachement au Luth
Ils habitent depuis 15 ans au Luth. Il connaît parfaitement l’histoire et l’évolution de son quartier. « Anachronique par rapport aux gens qui habitent ici », il travaille à deux heures de son logement. En effet la plupart des habitants du Luth constituaient la main-d’œuvre des entreprises General Motors et Chausson entre autres. Ces entreprises sont aujourd’hui fermées mais les habitants sont restés. Cette main d’œuvre était principalement d’origine nord africaine. Aujourd’hui le mythe du retour au pays n’est plus qu’un rêve remis à un plus tard.
Habiter au Luth a été un choix, celui d’être intégré plus facilement à la communauté car il n’y a pas de problèmes de mixité culturelle et sociale selon lui. Habiter au Luth était également pour lui la possibilité d’accéder à la propriété (il était déjà propriétaire mais il a vendu et acheté au luth). A leur arrivée les enfants ont été scolarisés dans le quartier du luth.
N, sa fille, y a été scolarisée jusqu’à la fin du collège. Elle est actuellement en BTS à Colombes. Elle « aime sa ville, son quartier » qui a « beaucoup changé dernièrement avec l’arrivée du métro…les gens bougent plus…je trouve qu’il y a beaucoup de travaux en ce moment. ». « Les jeunes s’entendent bien entre eux » « les jeunes ne sont pas si méchants que ça aujourd’hui, les gens qui vont au Tamanoir peuvent traverser le quartier tranquillement » « le défi c’est plutôt entre les jeunes et l’autorité, surtout la Police. Les jeunes prennent mal leur présence, se sentent offensés…tous les jours je vois une voiture de police de ma fenêtre…des jeunes se faire contrôler…Il y a des médiateurs envoyés par la Mairie mais personnellement je ne les ai jamais vu.»
« Son père quant à lui précise que la Police n’entre pas dans le quartier. « Elle est là pour surveiller le métro » des destructions, des guerres entre communes mais leurs réactions lui paraissent démesurées.
« J’aime bien ma ville moi ça ne me dérange pas » résume t-il, « les efforts de la Mairie, de tout le monde me donne envie de participer », « on connait, on voit le Maire, il est marié avec une Algérienne ». Ainsi il perçoit le quartier comme faisant partie d’une ville dynamique, qui répond aux besoins des habitants, où « il y a pratiquement tout ». « Mais la suppression de la taxe professionnelle, 75% du budget de la commune » selon lui apparait comme un désastre pour toutes ces initiatives.




III Leur engagement dans la ville et ce qu’ils regrettent
Il fait partie du « comité de quartier » du Luth, « groupe d’habitant représentatif du Luth qui vont définir avec un tout petit budget des aménagements à faire… » . Ce comité qui existe également dans chaque quartier de la ville serait assez nouveau pour le quartier car son fonctionnement semble en pleine élaboration. Mais il souhaiterait que les projets locaux ne se fassent pas sans « feed back » des habitants. Cela lui semble d’autant plus important qu’il a le sentiment que « l’on s’adapte à la politique de la Région ». Il dresse ce même constat, celui du manque de participation des habitants aux sujets qui les concernent directement, dans le milieu scolaire.
Lui-même, investi le temps de la scolarité de ses filles comme parent d’élève, il a été à l’origine dans ce cadre de plusieurs actions qui animaient le quartier. Il constate que ces initiatives n’ont pas été poursuivies, regrette que « le rapport soit nul entre les parents et l’éducation nationale », qu’il n’y ait « plus que 5 parents d’élèves pour 700 élèves au collège Guy Moquet », qu’on laisse les établissements décider par exemple de l’expulsion d’un élève, décision qui selon lui nie les vrais problèmes, favorisant la dégradation du système, la violence.
Cette dynamique de quartier créée par les parents d’élèves est moins importante aujourd’hui remarque t-il car les élèves des établissements du Luth viennent aussi d’autres quartiers et inversement. Il évoque par ailleurs la disparition d’équipements qui rassemblaient les gens : une maison de quartier où les jeunes se rassemblaient (« ils n’ont plus de lieu où se réunir donc ils s’amusent avec les motos maintenant »), les commerces de proximités. Ainsi il fréquente des équipements extérieurs ( sauf MJD) au quartier comme la piscine, la salle de remise en forme et fait ses courses à Carrefour.
Sa fille, N ajoute que la fête du Luth et la fête de la musique ont disparu également, « Il n’y a plus que la brocante qui réunit les gens, c’est dommage ». Les causes exprimées sont les travaux, les nuisances sonores mais surtout la peur du vandalisme, la violence des jeunes.
Prise par ses études elle a abandonné toute activité culturelle mais avoue qu’elle n’est pas très au courant des activités proposées par la ville, « trouve qu’ils ne font pas assez de publicité pour qu’on les connaisse ». « Au Luth il n’y a rien à ma connaissance qui s’adresse à ma tranche d’âge » ajoute t’elle « et pour les adultes c’est pareil. » D’un autre côté elle exprime son désir d’intégrer des projets s’il y en avait comme des échanges internationaux, des projets qui touchent la danse, la mode tout en exprimant sa peur d’être en représentation devant des gens du quartier. L’image semble être un sujet assez sensible, propre au cadre que représente le Luth. La pratique de la danse s’arrête pour elle à la fin de l’adolescence.
Par ailleurs, La mixité homme-femme dans les activités proposées au Luth quand elle était plus jeune (au Club 11-14, Boutique info jeune) était selon elle un obstacle pour y participer, « je n’avais pas envie de me retrouver dans un groupe avec trop de garçons, moi et mes copines on se sentait gênées » car « c’est le seul quartier de Gennevilliers où les garçons et les filles ne se mélangent pas. Cela ne devrait plus être comme ça aujourd’hui. »
Pour conclure elle exprime un souhait « je m’inscrirai bien dans un projet solidarité internationale et elle cite en exemple un projet existant avec la Palestine.

IV La Rénovation urbaine
Il est très informé sur le projet de rénovation urbaine. Il précise que la période actuelle représente le début des travaux et ajoute que « 25 ans qu’on attend le métro, on est content mais c’est trop tard, la ligne est saturée », d’autres problèmes s’ajoutent et la ville est toujours « surpeuplée », « trop haute ».
Ils se réjouissent de la construction prochaine d’un centre culturel sur le parking centrale du Luth « en espérant qu’il tienne debout » précise t’elle. Ce que lui en attend : « au lieu d’aller à paris on pourrait avoir ici des choses spécifiques à nous, un concert Raï, une pièce de théâtre en arabe… rapprochant les gens de ce qui fait leur culture d’origine. » et la faire découvrir / transmettre aux plus jeunes.
« On pourrait mettre en place ici des actions centrées sur les problèmes des gens d’ici, des actions du comité de quartier par exemple » « Un lieu différent du théâtre de Gennevilliers ». Autrement dit il souhaiterait que ce lieu soit ouvert aux initiatives locales.
Il nous raccompagne vers le metro. Au retour, nous traversons l’artère principale que selon lui les travaux dessinent progressivement, qui serait donc quelque part un des symboles du désenclavement. En passant devant ce qui sera un jardin entre deux immeubles, il explique : « Ils essaient de rendre jolie le quartier avec tout ça ». Ces mots traduisent une certaine lucidité du changement qui ne pourra se réduire, être masqué avec de l’agrément.

dimanche 30 mai 2010

>DOC : Centre culturel et social du Luth


Début des travaux au premier trimestre 2011 Angle de l’avenue du Luth
et de la rue Maurice-RaveL.C’est le projet de l’architecte Rudy Ricciotti
qui vient d’être retenu pour réaliser le futur centre culturel et social du Luth.
Ses atouts : une architecture audacieuse, écrin d’un espace de convivialité
ouvert à tous.Attirer le regard, étonner et proposer un "geste architectural" fort.
Le projet du futur centre culturel et social du Luth est né de cette volonté
municipale de créer un équipement emblématique, à la hauteur des ambitions
de qualité pour le quartier. Situé à l’angle de l’avenue du Luth et de la rue
Maurice-Ravel, entre immeubles de logements et surface commerciale, le
centre social et culturel du Luth doit en effet contribuer à la revalorisation
du quartier.
Ce projet, de 1 800 m2, se caractérise donc par une architecture inédite.
Prisme irrégulier bardé de plaques de marbre blanc, ses quatre façades
verticales rendent hommage à l’oeuvre de l’artiste italien Lucio Fontana,
qui dès 1949, commença à peindre des séries de peintures monochromes
qu’il lacère en pratiquant des incisions dans la toile. Les longues ouvertures
en façades, aux géométries irrégulières, traduisent ainsi une interprétation
architectural : " singularisent la structure d’un environnement où les ouvertures
des bâtiments sont toujours conventionnelles.»
Le cabinet d’architectes a également fait le choix de minimiser l’emprise
bâtie du bâtiment au profit d’un plus vaste parvis, et de la création d’espaces
verts qui relieront le site du projet, depuis la rue Maurice-Ravel jusqu’au square
des Bonnequins.Une lanterne magiqueLa structure sera aussi identifiable de nuit.
Illuminée en pied, dotée d’ouvertures dont certaines laisseront percer un éclairage
intérieur, elle évoquera selon l’image de l’architecte Rudy Ricciotti "une lanterne magique".
Le projet se développe sur cinq niveaux. Un sous-sol comprenant un parking.
Un rez-de-chaussée, constitué d’un hall d’accueil monumental qui donnera à
voir les différentes activités et distributions verticales du bâtiment, et ouvrira
sur un espace médiathèque. Le premier étage abritera le second plateau
médiathèque, et le deuxième étage des espaces de convivialité et une vaste
salle polyvalente de 300 m2 où pourront être organisés rencontres, débats,
expositions. Le troisième niveau prévoit plusieurs salles d’activités, une salle
de travail équipée de postes informatiques et des locaux administratifs.
Cet étage, plus intimiste, sera doté d’un patio lumineux et verdoyant.
Techniquement, la compacité du bâtiment permettra de satisfaire aux critères
environnementaux et thermiques, puisque ce projet vise à l’obtention du label BBC
– bâtiment à basse consommation.Une vocation mixteLe centre aura une double
vocation : être un pôle ressource avec une dimension scientifique et technique,
ouvert à l’ensemble des Gennevillois, ainsi qu’un lieu d’échanges culturels,
de rencontres intergénérationnelles et citoyennes. Les futurs locaux
accueilleront l’antenne du Luth-Village, ainsi que les permanences sociales
développées par l’antenne (permanences juridiques et des assistants sociaux,
ateliers d’insertion et d’alphabétisation).
Ils abriteront également une bibliothèque médiathèque de 700 m2,
deux fois plus grande que l’actuelle bibliothèque André-Malraux,
qu’elle remplacera. Ce nouvel espace pensé pour répondre aux besoins d’information
et de loisirs actuels sera équipé d’un espace multimédia, avec de nombreux
postes pour adultes et enfants permettant d’effectuer des recherches sur
Internet, de s’initier aux nouvelles technologies, d’optimiser l’utilisation des
ressources Internet et des logiciels d’autoformation, et de favoriser
l’apprentissage des langues. Les travaux du centre culturel et social qui portera
le nom d’Aimé Césaire – poète et homme politique martiniquais– devraient
débuter au premier trimestre 2011, pour une ouverture prévue fin 2012.
Fabienne DagouatRudy RicciottiÀ 57 ans, Rudy Ricciotti est un architecte
au renom international. Lauréat du Grand prix national d’architecture en 2006,
il a notamment réalisé le Stadium de Vitrolles, le Centre national de chorégraphie
d’Aix-en-Provence, le pont de la Paix, à Séoul, ainsi que de nombreux musées,
salles de spectacles et équipements culturels. Il travaille actuellement à
l’installation du nouveau département des arts de l’Islam au Louvre, à la
transformation du stade Jean-Bouin, à Paris, ou encore à la création
du Museum, musée des civilisations d’Europe et de Méditerranée, à Marseille.
Combien ?Le coût global du centre culturel et social s’élève à 9 millions
d’euros sur financement de l’Etat, du Conseil régional, du Conseil général et de la Ville.

>DOC : Analyse et Recherche/action menée à Gennevilliers

Introduction
Genèse de l’implication gennevilloise dans le programme régional de recherche-action
En novembre 2001, la ville de Gennevilliers s’inquiétait de la situation du quartier du Luth
Elle proposait à Mme Joëlle Bordet, psychosociologue de mettre en place un groupe de
travail constitué de professionnels du quartier du Luth. Malgré une implantation forte des
institutions publiques, du tissu associatif, le contexte territorial était traversé par des
tentatives de leadership d’économie parallèle, d’affirmation identitaire. Les professionnels
des champs social et éducatif observaient des formes nouvelles de distanciation avec les
jeunes et les familles.
Dans ce contexte, il s’agissait :
· d’analyser collectivement les processus à l’oeuvre dans la relation sociale des jeunes et
de l’ensemble des habitants,
· d’identifier les freins pour une intervention publique reconnue, légitimée par les
habitants et en particulier par les jeunes les plus marginalisés.
Gennevilliers, ville industrielle de 42500 habitants du Nord de Paris, a connu tous les
processus de mutations sociales, culturelles, économiques et politiques, caractéristiques de
la banlieue rouge et de la condition ouvrière. Avec l’essor de l’activité industrielle,
Gennevilliers a accueilli puis logé une population immigrée importante, Nord africaine en
particulier. La ville est aujourd’hui constituée de 64%de logements sociaux.
La forte identité ouvrière, forgée par une mémoire collective autour des luttes sociales et
politiques Front populaire, la Résistance, la Décolonisation, mai 68, etc.…), constitue
encore un socle de référence pour la population et les élus.
Les valeurs d’engagement collectif et de citoyenneté traversent les orientations des services
communaux. Les actions de démocratie participative (Conseil local de la jeunesse, comités
de quartier, lutte contre l’habitat indigne…) s’inscrivent dans une longue tradition
d’interpellation, d’échanges et de débats entre les habitants et les élus.
Dans ce contexte, les « signes de fragilisation de la vie sociale » au Luth interpellaient
fortement l’équipe municipale. Quel sens pouvait avoir cette distanciation des jeunes et des
familles avec les institutions ?
Comment travailler non pas seulement sur les phénomènes de violence, dans une vision
«éradicatrice», mais davantage sur l’analyse des situations, le sens qu’elles peuvent avoir ?
Travailler sur le sens du conflit, sur la distanciation avec les institutions et non pas
seulement sur son expression radicale, la violence.
12 séances de travail réunirent des professionnels de l’éducation, du travail social, de la
justice et le président d’une amicale de locataires.
Au-delà de la gestion des tensions liées à la lutte contre les leaderships et leur confrontation
au cadre légal, la problématique interrogeait la distanciation des jeunes et des familles sous
l’emprise de ces économies parallèles et des réseaux avec les formes de socialisation
« classiques ».
Comment, pour des professionnels de l’éducation, travailler avec des jeunes et des familles
qui tiennent de moins en moins à la reconnaissance sociale ? « Simple » mécanisme défensif
ou processus identitaire plus profond ?
Comment, dans ce contexte, réinstituer des normes et des valeurs de « protection »
suffisamment fortes pour supplanter les formes de constructions identitaires déviantes,
marginales et/ou sectaires ?
Aussi, il s’agissait non pas de « traiter des comportements déviants » mais de réinterroger
l’évolution du rapport à la loi, à la norme, voire, de reformuler la norme et d’appréhender ce
problème dans un contexte social beaucoup plus large.
Cette expérience de travail confortait l’intérêt de tels espaces de réflexion, d’analyse pour
les professionnels, dans une perspective de veille, d’expérimentation et par la même de
réassurance collective.
Elle mit en exergue le nombre et la qualité des actions éducatives développées sur le
quartier sans que les divers professionnels en présence en aient véritablement connaissance.
Mais il était nécessaire d’approfondir l’analyse sur les processus de distanciation des jeunes
et des familles dans leur rapport au légal pour définir les pistes de travail. Les questions
identifiées imposaient précision et prudence sur la formulation et l’élaboration de réponses
en présence d’institutions diverses, sociales, éducatives et judiciaires (pratiques
institutionnelles face à des situations d’illégalité, travail sur des pratiques familiales
illégales, islamisation des codes de références…).
Le programme régional de recherche action sur les ruptures éducatives auquel il fut proposé
à la ville de Gennevilliers de participer constituait, dans ce contexte, une réelle opportunité
de poursuivre la démarche engagée et de l’élargir à d’autres acteurs de la ville.
A /1. Opportunité de la forme du travail proposé
Il devenait en effet indispensable de s’extraire de la situation très stigmatisée du Luth pour
traiter de ces questions. Elles intéressaient les professionnels bien au-delà de ce quartier. La
poursuite de ce travail ne pouvait s’effectuer en l’absence de partenaires tels que la
prévention spécialisée ou l’Aide sociale à l’enfance, pour ne citer qu’eux.
Le travail engagé ne pouvait se poursuivre sans la présence d’un tiers apportant de
l’expertise, dans une posture d’aide à la réflexion, à la coproduction d’une analyse, de pistes
d’action. Le sujet, le rapport légal/illégal entre jeunes et institutions, nécessitait un système
de régulation et un cadre d’échanges strictement formalisé.
Le cadre scientifique de « recherche-action » constituait donc un support tout à fait
intéressant. Le prolongement de la démarche avec le même chercheur une plus value
évidente.
La « recherche action » permettait de prolonger l’analyse non pas a posteriori mais
d’expérimenter, de produire de l’expertise collective à partir de l’analyse de pratiques. Or, la
reformulation des questions avait montré l’intérêt de produire non pas de la « norme
d’action préconçue » mais de constituer (« capitaliser ») des références collectives
d’expérience, pour fonder de la culture commune. Il n’y a qu’à cette condition que les
professionnels en présence pouvaient se constituer un « cadre de référence » commun.
Cette production ne pouvait de fait s’établir que dans la durée, dans un processus de
distanciation qui permette de vérifier des hypothèses, d’analyser des transformations, des
processus.
A/2. Opportunité de l’échelle de travail proposé
La dimension régionale du programme permettait de s’inscrire dans un espace d’échange
avec d’autres villes, traversées par des préoccupations similaires. Certes les échanges
peuvent se développer en dehors de programmes de recherche, mais ceux-ci ont l’intérêt de
proposer un cadre commun préalable aux expérimentations qui contribue à faciliter les
échanges.
L’inscription dans un programme associant plusieurs villes permettait de traiter de questions
particulièrement complexes et délicates sans pour autant stigmatiser la ville. De tels sujets
imposent en effet l’acceptation d’une mise en danger. La ville de Gennevilliers engageait
une démarche courageuse et novatrice pour lequel le cadre scientifique offrait les garanties
de sa gestion des risques de stigmatisation.
Enfin, l’échelle régionale constituait un espace de médiation interinstitutionnelle, un niveau
de décision intermédiaire important dans l’organisation des institutions françaises. Il était un
niveau intéressant pour envisager les perspectives de travail du programme :
· pour la formation des acteurs ;
· pour la proposition de programmes d’action publique mobilisant l’Etat, les différentes
collectivités territoriales sur un même territoire communal, et particulièrement dans les
champs de l’éducation, de la formation, de l’intégration et de l’insertion
professionnelle.
Le travail engagé par la ville en novembre 2001, prolongé depuis 2002 a ainsi permis de
faire évoluer l’action publique et les pratiques des professionnels.
Le champ de la prévention constitue une bonne illustration. Le programme a permis de
conforter des actions novatrices et développer des axes d’expérimentation sur des champs
nouveaux

http://i.ville.gouv.fr/divbib/doc/RappsynthGennevilliers11-05.pdf

mercredi 26 mai 2010

GRP entretient : R.V Tamanoir

Bonjour
J'ai rendez vous avec le directeur du tamanoir mardi 1 juin à 10 h....Aurélie ne peux pas venir et il m'est impossible de changer de R.V.....Si quelqu'un veux m'accompagner c'est bien, j'aurais tout préparé........ A lundi....MIGUEL

Cassandre/Horschamp : "Impossible absence" - Bernard Stiegler, philosophe

Cassandre/Horschamp : "Impossible absence" - Marie José Mondzain

Cassandre/Horschamp : "Impossible absence" - Julien Blaine, justicier de...

Cassandre/Horschamp : "Impossible absence" - Roland Gori

Entretien Association « Vivre au Luth »

Entretien réalisé par Isabelle et Anne N
Association « Vivre au Luth » -
Magalie Collier - Agent de développement social et culturel
Le 11/05/10

1. Présentation
L'association est présente sur le quartier depuis les 80's. Elle est aujourd'hui rattachée à la direction municipale Vie citoyenne. Trois fonctionnaires (dont Magalie Collier), sont mis à disposition de « Vivre au Luth », qui embauche aussi du personnel (en grande partie grâce aux financements CUCS).

L'équipe :
- 1 chef de projet quartiers du Luth et du Village
- 1 agent de développement quartier du Luth
- 1 agent de développement quartier du Village
- 1 animatrice socio-culturelle
- 1 agent de développement insertion jeunesse
- 1 formatrice socio-linguistique
- 1 agent chargé de la parentalité
- 2 secrétaires

Permanences
L'association accueille aussi dans ses locaux les permanences d'un assistant social, d'un avocat et d'un psychologue pour enfant.

2. Actions

Les fonctions de Magalie Collier :
- Encadre la formatrice socio-linguistique et l'agent responsable de la parentalité.
- Organise les nouveaux conseils de quartier. Lancement prévu pour début juin 2010, suite à l'essoufflement des comités de quartier. A noter que le journal de quartier, sous la forme qu’il avait jusqu’en mars 2010, va être arrêté, car il était externalisé et revenait trop cher. L’idée est en cours est de le faire réaliser par ces nouveaux conseils de quartiers, en impliquant les habitants et avec l’aide des services municipaux.
− Monte des projets sociaux et/ou culturels.
− Gère les demandes de subventions CUCS et la relation avec les habitants.
Elle nous explique que son activité principale relève de la gestion du quotidien. Les habitants viennent surtout la voir pour des problèmes d'incivilités, de dégradations, de logements, de saleté, de mal vivre.
Si les projets, sociaux ou culturels, peuvent émaner des habitants ou des associations, ils sont majoritairement proposés par l'association « Vivre au Luth ». La mobilisation des habitants (le « rabachage » ) et l'impulsion d'une dynamique de partenaires (municipaux, associatifs etc.) restent de véritables enjeux.
Les projets de l'association :
- Les atelier de l’antenne :
Une programmation d'ateliers par trimestre autour d'une thématique (en fonction de l'actualité municipale, autour de l'amélioration du quotidien, de la santé, de l'environnement etc.). Principalement des ateliers ludiques, familiaux, intergénérationnels. « Les ateliers liés à l'apprentissage et l'investissement de soi ne mobilisent pas les habitants » selon Magalie Collier.
La référente parentalité de l'asso est impliquée dans l'élaboration de ces ateliers, avec des intervenants extérieurs.
L’histoire des ateliers : Ils commencent grâce à une subvention obtenue pour des ateliers autour de la santé, destinés à viser principalement le public de l'atelier socio-linguistique. Mais ce sont finalement de jeunes retraités (venant du quartier et des alentours) qui ont été attirés par les activités, notamment celles autour du bien-être. A partir de cette première expérience, l'association a décidé de développer les ateliers pour toucher petit à petit un plus large public.
Principaux partenaires :
- Maison de l'enfance
− Centre de loisirs maternel
- Services pré-ados jeunesse
− Résidence personnes âgées. Bonne dynamique au foyer logement pour personnes âgées, ils ont des locaux qui se prêtent aux activités et quelques personnes de la résidence profitent de ces activités .
− Tamanoir
- Un collectif d'habitants
− Amicales

- Autres projets bénéficiant de financements CUCS :
Ateliers socio-linguistiques : 4 jours par semaine, pour un public féminin d'une 40taine de personnes.
Ateliers de socialisation, couture et créativité : L'atelier couture est encadré par une animatrice rémunérée. Celui de créativité fonctionne en autogestion. Une quinzaine de personnes par atelier très féminin, âgées et femmes au foyer.
Sorties familiales : Le WE, le mercredi, les vacances. Sorties de plein air, à la mer, culturelles etc. A moindre coût (50 % à la charge des familles). Marchent bien.
Vide-grenier : Organisé cette année le 23 mai au parking du centre commercial du Luth. Avec une animation culturelle et une sensibilisation au handicap au programme. « Le vide-grenier marche très bien car on est dans une activité marchande, les gens trouvent leurs intérêt à vendre ce qui leur est inutile, » témoigne Magalie Collier. L'événement a été repris par l’antenne du Luth depuis deux ans, suite à la disparition des assos de parents d'élèves.
Magalie Collier évoque à ce sujet une chute générale du bénévolat dans le quartier, touchant l'ensemble des associations qui ne trouvent pas de relais aux responsabilités. « Dans le contexte actuel, celles-ci ont de plus du mal à survivre, à part les grosses associations subventionnées par la ville ».

3. Le point de vue de Magalie Collier sur le quartier

« C’est un quartier attachant et happant. Un quartier difficile, avec une population jeune et au chômage (taux de chômage le plus important de la ville). Je suis confrontée au mal vivre au quotidien. Il n'y a pas de scission entre la crise et le quartier, qui a de plus du mal à se défaire de son passé et de son image, encore stigmatisée régulièrement aujourd'hui à la Une des journaux.
Le quartier est en politique de la ville depuis longtemps. Mais les habitants ne vivent pas forcement bien la rénovation urbaine et les travaux en cours. Ils durent depuis longtemps, il y a eu bcp de modifications et les habitants n’en voient pas véritablement la plus value, ni le bénéfice immédiat. Ils se sentent abandonnés : La création du centre commercial a entrainé la fermeture des commerces de proximité. Avant il y avait tout sur le quartier, on pouvait y vivre sans en sortir.
Aujourd’hui la politique de la ville s’engage de plus plutôt mal du côté des financements. Jusque là, la ville de Gennevilliers était riche car elle bénéficiait de la taxe professionnelle. Mais avec la fin de cette taxe, le budget de la Ville va diminuer et la subvention CUCS du même coup. La baisse de ces financements CUCS (1/3 ville, 1/3 état, 1/3 département) se profile pour 2012 et risque de remettre en cause l'activité de notre association, qui développe principalement ses projets grâce à ces subventions. »

4. Son parcours

Née et vit toujours à Colombes. Issue de l’animation centre de loisir, qu'elle commence en même temps que ses études de droits (poursuivies jusqu'à la licence sans la valider).
Elle fait donc ses débuts dans l’animation en 94, avec un premier emploi jeune auprès des jeunes avant d'arriver à Gennevilliers en 2002. Elle possède tous les diplômes de l'animation.
Fonctionnaire territorial rédacteur (catégorie B) depuis 1999 à la Ville, elle devient respectivement responsable d'une structure liée à l'image et au cinéma, responsable des pratiques culturelles pour la jeunesse, responsable adjoint du personnel des écoles, et arrive à l’antenne du Luth en février 2009, en tant qu’agent du développement social-culturel.
Elle nous confie qu'elle ne pense pas continuer dans le socio-culturel « car on ne peut plus continuer si on n'y croit plus trop : Les problématiques sont toujours les mêmes, les directions municipales ne suivent pas, et au quotidien, on est véritablement isolé sur le terrain». Aujourd’hui, malgré son attachement à la ville et au quartier, elle dit chercher du travail ailleurs, en tant que responsable d'équipe.
Elle déclare tout de même que Gennevilliers est une ville qui fait des choses pour ses habitants. « Le quartier est en pleine transition : Le nouveau centre commercial va ouvrir d'ici 2015, le projet de centre social et culturel d'ici 2013. »

Les projets les + sympas qu'elle retient :
Le défilé de mode de mamans du quartier, monté en partenariat avec le Tamanoir
L'ouverture de l'atelier socio-linguistique, « qui accueille des femmes qui sinon ne sortiraient pas de chez elle »,
Le nouveau projet de coupe du Monde en Afrique du Sud
La naissance, récemment d'un collectif « officieux » d'habitants (qui réunit trois habitantes du quartier qui se mobilisent sur de nouveaux projets, comme l'organisation d'un couscous fin mai).

5. Bilan de l’entretien
Les projets qui semblent intéressants à retenir : L’atelier d’alphabétisation, qui réunit une quarantaine de femmes du quartier toutes les semaines, et celui d’un journal de quartier avec les habitants, dont le lancement est prévu pour la rentrée de septembre.
Lutter contre l’isolement, favoriser la parentalité, l’intergénérationnel, le bien-être… semblent les principaux moteurs de la programmation trimestrielle des ateliers de l’antenne. Mais le fait que ces ateliers s’établissent en fonction de l’actualité municipale, des éventuelles envies/choix des partenaires du quartier et de la fréquentation potentielle du public pose question.
Magalie Collier affirme que les ateliers liés à l'apprentissage et l'investissement de soi ne mobilisent pas les habitants, mais on peut se demander de quelle manière ces ateliers sont amenés au public. Elle évoque aussi le sentiment d’abandon de la population, notamment avec ses travaux qui chamboulent le quartier et qui n’en finissent pas. Faudrait-il mieux accompagner les habitants dans cette période de transition et de transformation du quartier ? De quelle manière ?
Les nouveaux conseils de quartier vont peut-être attirer quelques habitants et pouvoir faire émerger de nouveaux projets liés à leurs préoccupations. La création de cette instance peut aussi peut-être permettre de réunir les différents acteurs professionnels et d’ouvrir une réflexion commune sur l’enjeu des projets à mener sur le quartier.
Comment aller vers les habitants, comment les faire venir, comment créer le lien restent de grandes questions…
***
Note : La personne qui s'occupe du futur projet de centre social et culturel est la responsable de l’antenne, Douda Kerma.